Harry Heymann
Président de l'association "Un peu de foot pour un meilleur futur"

L'association "Un peu de foot pour un meilleur futur" a été fondée le 13 février dernier par Harry Heymann dans un but de solidarité. L'association s'attache à mettre en relation des personnes précaires.

Le projet "Un peu de foot pour un meilleur futur" vise à préparer un tournoi de football pour personnes en grande précarité.

 

Conseil général -  Quel est le projet de l’association ?
Harry Heymann - 
Notre but à terme, c'est de monter un tournoi de football avec des personnes précaires. Le projet est né avec un reportage que j'ai vu il y a quelques années, c'était la coupe du monde de football des sans-abris. On trouvait l'idée très bonne, alors on a monté le projet « Un peu de foot pour un meilleur futur ». On a crée notre association le 13 février dernier. On cherche à faire se retrouver des gens qui sont en grande précarité, afin qu'ils puissent réussir à prouver qu'ils peuvent monter quelque chose ensemble. Le tournoi sera mixte, c'est-à-dire qu'il y aurait aussi bien des gens précaires que des gens qui ne le sont pas. Toute personne est la bienvenue sur ce projet. Il existe déjà des championnats régionaux sur Paris, il y a peut-être la possibilité de faire ça sur Nantes. Tout ça peut être un tremplin pour les joueurs que nous avons. Il existe aussi une équipe de France de football de personnes précaires. Tous les deux ans, une coupe du monde est même organisée.
On organise un match d'exhibition le 16 octobre. Ce sera au cours d'un festival qui s'appelle "Il était une fois". Ca se passera sur l'île de Nantes.
C.G. -  Et où en êtes-vous dans l’avancement du projet ?
H.H. - 
On en est au lancement, c'est-à-dire qu'on a eu une première phase de consultation. On est allé voir beaucoup de partenaires, des collectivités territoriales ou même des associations pour avoir des conseils et du soutien. Et là, actuellement, nous sommes entrés en phase de concrétisation, c'est-à-dire que nous allons acheter du matériel : maillots, shorts, chaussures... C'était important parce qu'au début, les joueurs venaient sans baskets, en jeans. Ils avaient les vêtements qu'ils portent quotidiennement. Par ailleurs, nous avons commencé à organiser des réunions en public pour présenter le projet. Le but étant aussi de faire en sorte d'avoir un peu plus de bénévoles. Donc, pour l'instant, c'est vrai qu'on est encore dans une phase débutante dans la mesure où on commence les entraînements, les équipes ne sont pas encore constituées. De toute façon, on se donne le temps de le faire. On va avoir à faire une première phase publicitaire avec l'organisation d'un match d'exhibition, le 16 octobre. Ce sera au cours d'un festival qui s'appelle "Il était une fois", sur l'île de Nantes.
On espère qu'ils auront une sorte d'électrochoc qui leur permettra de rentrer dans un processus d'insertion.
C.G. -  Qu’en pensent les intéressés ?
H.H. - 
Les gens qu'on a pu rencontrer sont très fatalistes sur eux-mêmes, ils pensent que plus rien ne peut être fait contre la pauvreté et la misère. Nous, notre objectif, c'est de prouver que ces gens-là ont quand même une détermination, une capacité à s'auto-organiser. On veut mettre ces gens en relation pour montrer qu'ils peuvent faire quelque chose, ne serait-ce qu'en défendant des valeurs de solidarité, de progrès et de goût du collectif. A la fin des tournois, il y a aura des prix pour montrer qu'ils ont réussi à gagner quelque chose... On espère qu'ils auront une sorte d'électrochoc qui leur permettra de rentrer dans un processus d'insertion.