Source d’inspiration pour les artistes

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On ne cesse de voir dessinateurs, peintres ou écrivains, au pied des remparts ou à l’intérieur de l’enceinte du château de Clisson. Qu’ils décrivent les pierres ou s’attardent sur la végétation envahissante, tous donnent une vision pittoresque du site, diffusée par de nombreux albums de voyage, gravures…

De 1805 à 1827, Lemot poursuit avec patience le chantier de la résidence où il souhaite se retirer plus tard, et la création d’un parc paysager pittoresque, idéalement composé, rappelant l’Italie, l’Antiquité, et aussi les tableaux de peinture historique de Poussin.

Il a à cœur de faire de Clisson un lieu d’inspiration pour les artistes. Le musée-école des Cacault, sur le coteau opposé, vient de fermer ses portes aux amateurs d’art. Mais Lemot est convaincu de la rare qualité du paysage clissonnais et de l’intérêt de son parc pour les artistes paysagistes. La Garenne est un lieu qui s’ouvre à ses amis artistes, Louis-François Cassas, François Sablet, Claude Thiénon…qui seront suivis par beaucoup d’autres, séduits par ce lieu…

Lemot demande à Claude Thiénon de composer une suite de trente dessins, qui sont gravés, pour illustrer sa Notice historique. L’ouvrage est publié en 1817 sous le titre Voyage pittoresque dans le bocage de la Vendée ou vues de Clisson et de ses environs. De nombreuses vues sont consacrées au château et traduisent le sentiment romantique de la ruine.

Clisson bénéficie pleinement de l’engouement pour les albums de voyage pittoresque et les guides touristiques entre 1830 et 1860. Le site où se mêlent impressions médiévales et pittoresque à l’italienne, est un lieu d’inspiration pour l’enseignement de l’art : ainsi paraissent des Etudes de paysages à Clisson (Benoist, 1847)…

Clisson inspire aussi l’homme de lettres : Flaubert y fait une halte en 1847 lors de son voyage dans l’ouest de la France, et écrit quelques pages d’une verve toute romantique sur les ruines du château… Son émotion rejoint alors tout à fait celle que Lemot avait ressentie en 1807…