Le parc, monument vivant

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Patrimoine vivant, un parc se découvre avec la conscience de son évolution et se gère avec le souci de sa conservation.
Resté dans la famille de Lemot jusqu’en 1968, la Garenne Lemot est ensuite acquis par le Conseil général de Loire-Atlantique.

Les études historiques menées sur le site permettent de recenser les sources concernant la création du domaine et d’orienter en 1992 une première restauration. En 1999, au terme d’une étude sanitaire, un plan de gestion est proposé pour la restauration de l’ensemble du parc. Des travaux de restauration ont commencé en 2002, et sont prévus sur plusieurs années.

Objectifs de restauration
La restauration engagée par le Conseil général de Loire-Atlantique avec le soutien de l'Etat (Conservation régionale des Monuments Historiques) vise deux objectifs principaux :

  • retrouver l'équilibre et l'ambiance de la composition voulus par Lemot
  • renouveler et pérenniser le patrimoine végétal du parc

Cette restauration prend en compte les interventions effectuées après la mort de Lemot, et qui constituent des étapes de lecture du parc. Elle intègre aussi les contraintes de fonctionnement du site.

Elargissement de la palette végétale
La restauration s'inspire des choix historiques de Lemot, mais elle prend en compte aussi la nature des sols, les facteurs climatiques, la vulnérabilité des plants dans un parc ouvert au public, et les moyens de gestion. Ponctuellement, les propositions de reboisement résultent d'une réflexion complexe, toujours compatible cependant avec l'esprit de l'époque.

Il est ainsi prévu de planter des conifères (sapin, genévrier de Virginie, thuya) des alisiers, cerisiers, néfliers, des lauriers, et des essences florifères : bignone, clématite, daphné, hydrangea, soirée, tamaris, viorne obier, jasmin volubile…
Et les rosiers seront plus nombreux, avec des variétés de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècles.