Forteresse des Marches de Bretagne

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Au XIe siècle, Brient construit le château de la seigneurie de Châteaubriant, au sud du comté de Rennes, sur un éperon rocheux en partie protégé par des marécages. La châtellenie de Châteaubriant, qui devient rapidement l’un des plus grands fiefs bretons, s’intègre dans le système défensif des Marches de Bretagne.

Donjon © Christiane Blanchard

Au XVe siècle, Châteaubriant est au cœur de la vie de la cour de Bretagne, mais aussi d’enjeux politiques. Accédant au pouvoir en 1458, François II prend rapidement conscience de la volonté du roi de France d’annexer sa province et décide dès 1464 d’améliorer les fortifications du château pour consolider le rôle des Marches.

 

 


Châtelet © Christiane Blanchard

Mais le danger vient aussi de l’intérieur : en mars 1487, alliée aux plus puissants seigneurs bretons, Françoise de Dinan organise contre lui le Traité de Châteaubriant qui livre la Bretagne à Charles VIII, roi de France.
Déterminé à s’emparer des forteresses bretonnes, Charles VIII lève une armée de 12 000 hommes qu’il confie à Louis de la Trémoille. En avril 1488, celui-ci assiège Châteaubriant.

L’armée de François II est commandée par les capitaines du duché et compte 1 200 soldats dans le château. Les troupes bretonnes ne résistent que dix jours aux assauts de celles de Charles VIII. La ville et le château subissent d’importantes destructions.


Donjon © Christiane Blanchard

Dans la course à l’armement que connaissent la Bretagne et la France au XVe siècle, Châteaubriant incarne toutes les étapes de l’adaptation à la nouvelle artillerie à poudre. Mais c’est seulement après 1488 que la forteresse est adaptée aux progrès de l’artillerie.