Les artistes de Loire-Atlantique
Née en 1973, dessinatrice et plasticienne inscrite à la maison des artistes, Claire Gaillard s’intéresse dans son travail à ses origines paysannes et aux relations que nous avons avec la nature. Dessins naturalistes et de recherche, carnets intimes, installations mêlant la pierre, le bois et la plume, elle expose principalement en librairie et a répondu en 2009 à une commande de dessins pour le ministère de l’écologie.
Jean Guillaume Gallais va (paradoxalement) privilégier, face à l’image forte des objets, celle plus ténue des attitudes éphémères et infimes. Il met ainsi l’accent sur le fait que, plus que de produire des formes, il tend à produire du vivant, des gestes, des déplacements, des postures et place l’attitude du spectateur au centre de son travail.
Le plus souvent je laisse apparaître la matière telle quelle. Dès lors, jaillit une harmonie dans la mise en place en milieu naturel. Jouant ainsi avec d’autres alternatives, perspectives, dualités. Proposant des relations intimes avec la lumière, les éléments, la pierre, le bois, le fer…Collage. En contact permanent avec la réalité,une curiosité qui cherche son langage, ces collages sont une forme de provocation, gentille, ludique, un travail de composition & d’esthétisme en partant des images publicitaires qui nous envahissent, essayant d’épingler le discours,d’en extraire une forme de poésie, dans tous les cas un regard ironique sur nôtre monde & sa modernité...
L’espace public est mon territoire préféré d’intervention. Une œuvre publique s’adresse à des publics et je m’attache à n’en pas exclure les plus fragiles. Mes créations n’ont pas à constituer un ensemble stylistique qui cultiverait ma « signature ». Je me sens plus artiste actuel, que contemporain.
La vie m'a offert des voyages, des pinceaux, et mes terres des couleurs. Les beaux arts d'Abidjan, l'art brut dénué d'intellectualisme, ses salles abrutissantes de chaleur et de créativité fiévreuse. J'ai exposé au fil de mes voyages, de mes ancrages en Afrique du Nord, Afrique Centrale, dans la Pacifique, dans les Émirats Unis et à Paris. Partout j'ai trouvé la lumière aérienne et limpide. Mon voyage maintenant, c'est la recherche du mouvement, l'éclatement des couleurs intériorisées, la retranscription de l'émotion en images. Pas facile mais très intéressant.
L’homme dans sa brutalité barbare en quête d’une humanité. De son désir de domination confronté à celui de l’amour. Confrontation du fond et de la forme, dualité de la couleur et de sa matière.
Etienne Garnier est autodidacte, né à Nantes en 1975. Il a gardé de courtes études en archéologie, le goût de la découverte, des mystères et des histoires. Ses toiles évoquent souvent le quotidien de l'artiste auxquelles se mêlent ses expériences d" aventurier passif ". La simplicité du trait s'associe à la chaleur des couleurs et la richesse des motifs. On passe parfois d'un dessin assuré, à des exigences plus "Naïves". Il s’exécute également dans la sculpture, le dessin à l’encre, l’illustration…
Siobhan Gately donne sur divers supports, une lecture revigorante du quotidien, ses micro-évènements et moments de nonsense jubilatoire. Avec une exubérance de couleurs, de formes et un sens de l'humour tout irlandais, elle épingle prétentions, bassesses, mesquineries ... en gardant une tendresse et une vraie compassion pour le genre humain.
Henri Gaudin est un peintre figuratif autodidacte. Né en 1934, il peint depuis de nombreuses années. Pour lui c’est un besoin évident et une passion. Son atelier est son lieu de vie où il aime se réfugier pour chercher des émotions et du bonheur. L’habileté à reproduire avec une parfaite fidélité les objets naturels tels qu’ils se présentent à son regard constitue pour lui le but essentiel de l’art.
Créatures de terre hiératiques, mystérieuses et habitées, les familles que compose Nathalie sont extirpées de la matière pour rendre sensible sa vision de l’humain. Des êtres primitifs, masculins et féminins, un et multiples, comme autant d’empreintes d’une humanité universelle et silencieuse.
Peintre classique dans la conception de ses œuvres, cet artiste aime à observer la nature et la restituée à l’atelier de mémoire et exprime ainsi avec plénitude l’instant vécu.
« L’immergeur », « D'une immersion à l'autre ... » Immersion, c'est m'immiscer dans des systèmes tout en prenant en compte des spécificités, des singularités qu'elles soient humaines, infrastructurelles, fonctionnelles... Immersions & Réactions de1997 à 2006 : « Cobaye », « Assistant de conservation 2ème classe… », « Scribe », « Matracas »…
Ma recherche plastique se fait au fil du temps car j’utilise souvent la peinture à l’huile et en sous couche du mortier pour donner du relief en grain, bas-reliefs ou rond de bosse. Dans cette recherche, reste très présente l’approche de la gravure que je mime par une méthode soustractive de la matière fraîchement étalée.
La peinture a débarqué au hasard d’un petit détour de la vie, début 1992. À la recherche perpétuelle d’une représentation de la réalité, je navigue dans la frontière entre abstraction et figuration. J’aime à utiliser les formes et les couleurs pour aller à la rencontre des autres. J’aime particulièrement le port de Nantes et les lieux atlantiques.
Il s'agit d'un rendez-vous avec la nature, l'indéfinissable, et aussi d'une recherche de formes, de matières. Je puise l'essentiel, tout au fond, l'Amour qui se trouve en chacun de nous, qui nous porte, nous pousse, nous fait grandir.... C'est un élan qui vient du coeur. Je peins sans réfléchir, spontanément, sans mode d'emploi, et même si certains de mes tableaux racontent une histoire, une histoire qui m'est propre, chaque regard extérieur sera différent, et chaque personne pourra interpréter à sa manière, se laisser porter, se laisser rêver à son tour.... Je souhaite cette peinture sans verbiage... C'est ce que chacun pourra y trouver, et ce que cela pourra lui apporter qui est important, pas tant ce que je pourrai raconter. Quand bien même je pourrai esquisser une explication, je pourrai m'égarer, et interpréter moi-même l'image que j'ai mise sur la toile ou le bois, qui ne serait alors plus en rapport avec ce qui est sorti spontanément.
« On gravit une montagne parce qu’elle est là. On fait une sculpture parce qu’elle n’est pas là.»* Divers travaux regroupés en chantiers séparés qui cependant se contaminent régulièrement. Élucubrations poétiques autour du mobilier et de l’architecture, entre maquette, design et sculpture. Production annexe de dessins et de vidéos. * Carl Andre
Je coupe, soude, forme et rends malléable le métal à l’aide du marteau et de l’enclume. Cette matière, ingrate, devient forme, une fois poussée aux limites de sa structure intime, limite de sa rupture, limite de sa contrainte, limite d’une possibilité osmotique entre l’inerte et le concept. L’interaction de l’esprit et de la matière sculpte l’idée.
Né en 1957, Thierry Girardeau est un peintre autodidacte qui poursuit, depuis 15 ans, un travail de recherche sur le minéral, puis le végétal, et aujourd’hui l’animal. Entre abstraction et libre figuration, ses huiles expriment - par strates de diverses épaisseurs – au travers de la matière, les forces telluriques de la terre.
Armel Giraudet c’est le créateur de la femme aux formes généreuses, aux seins voluptueux et protecteurs, la femme incarnation de la richesse nourricière. Son monde est celui de l’abondance charnelle, source de plénitude et de vie.
Inspiré par la nature, la poésie et les écritures sacrées, mon travail se réalise par étapes. J’étudie le thème en le travaillant de manière figurative, puis je m’imprègne du sujet, et plus j’entre dans ma peinture plus je vais vers l’abstrait ou l’essentiel du thème devient couleurs et formes, ombres et lumières.
Dans le bercement des traces retrouvées, l’esprit s’égare. Un monde nouveau jaillit, mouvement en puissance entre ciel et terre, dans un espace universel et intemporel. Un monde qui invente ses lumières, ensemence sa terre, compose sa propre magie, organise d’émouvantes rencontres. La musique entoure chaque forme, orchestre la mémoire transmise et les résonances d’ailleurs. Nous élève à hauteur d’âme.
Professeur de peinture et de lithographie aux Beaux-arts puis à l’Ecole d’Arts de Saint-Nazaire, Alain Gombaud est l’auteur d’illustrations littéraires, sportives et scientifiques aux Presses Universitaires; a réalisé des commandes officielles, et travaille plus particulièrement la peinture, le pastel et l’aquarelle sur des thèmes bretons et provençaux.
Ce qui structure le travail d’Éric Gouret, c’est un certain type de rapport à l’architecture, fondé sur la grille, mais aussi sur l’échantillonnage des couleurs, une forme de nuancier qui se diluerait dans l’expansion spatiale. Il n’a de cesse, d’alléger son module de base, le carré, pour en faire, un facteur atmosphérique, entre les vertus de la décoration et celles de l’expérience du lieu à vivre. Extrait du texte Aller-retour de Jean Marc Huitorel
Seulement la trace d’un geste, à chaque fois vécu comme un saut dans l’inconnu, à la rencontre de la pure et simple beauté. Loin des mots d’ordre imposés, une œuvre sans concession, fruit d’une quinzaine d’années de travail constant sur l’abstraction.
Le peintre aquarelliste raconte le monde, un carnet à la main. J’observe et propose une traduction très imprégnée et personnelle de la scène qui se vit. Comme la photographie, le dessin est un regard que l’on porte sur les gens, les lieux. Etre reporteur aquarelliste demande d’être curieux, oser aller à la rencontre, avoir soif de découvertes et être rapide pour croquer sur le vif.
Peindre est un aveu, une émotion sincère. Mes expériences, mes sensations, ma mémoire et l’écoute musicale sont mes sources d’inspiration et de recherche.
Peintre nantaise et autodidacte, j’ai enfin trouvé ma voie en revenant à Nantes vers 25 ans, pour y étudier la peinture décorative ; j’ai eu la chance de croiser Pierre Caro qui m’a appris la magie du pastel sec, puis la peinture à l’huile…Depuis, seule, dans mon atelier, je fais des essais ; je mets de la matière sur mes toiles pour obtenir des reliefs, je les peints plusieurs fois, comme des générations qui se succèdent, puis je les ponce, gratte, malmène, jusqu’à obtenir une patine intéressante, un vieillissement prématuré ….Pour finir, je rajoute quelques notes de pastels secs pour réveiller ma toile que je recouvre ensuite de cire d’abeille, moins léché qu’un vernis, afin de protéger mon travail, tout en lui conservant un aspect naturel et authentique que j’aime tant…
Guély, berlinoise de naissance, est tombée sous le charme de Paris il y a une trentaine d’années. Aujourd’hui, elle est implantée à Nantes. Elle partage son métier de psychanalyste avec la peinture à laquelle elle a été initiée depuis son enfance. Son parcours commence à Berlin, avec un goût très prononcé pour le dessin. D’une façon autodidacte, elle vient naturellement à la peinture qui devient sa passion. Des cours dans des ateliers de peinture lui permettent d’apprendre des techniques diverses et d’enrichir son expression artistique.
Ma création puise son inspiration dans le vivant, principalement au travers du nu et du portrait. Mon attirance pour le portrait uniquement africain est une énigme que je ne cherche plus à résoudre. Seule compte ma relation avec mes visages, les sentiments exprimés ou mon histoire cachée dans la toile. Cette histoire à découvrir par l'expression du regard, les mots fondus dans l'encre me permettent cette relation privilégiée entre le créateur et le regardeur, relation où la toile devient le message entre l'artiste émetteur et le spectateur récepteur.
Mes photographies et mes vidéos mettent en scène mon corps dans un processus de métamorphose, souvent à la frontière de la monstruosité: le corps tend toujours vers sa propre disparition, vers l’effacement de tout repère identitaire. Mes installations, insistant sur les notions de fragilités et d’autodestruction, fait écho à mes mises en scènes et poursuit ce questionnement sur les zones troubles de l’identité et le passage du temps.
Ma peinture est un drôle de voyage sans fin. J'amasse des souvenirs, des rencontres,
Ma vie, la vie au quotidien. Raconter, imaginer, aux sources de la Mémoire et du Passé. Réinventer le Présent.
L'essentiel de mon expression plastique tourne autour de deux thématiques : - une réflexion sur le temps, sur le temps qui passe, sur la mémoire et ce, à travers des histoires, à travers mon histoire…- un besoin d'interpeller les gens dans leur quotidien avec douceur, humour et discrétion.
Toute l’iconographie de la peinture occidentale est née du rapport à la femme adultère. Ne pas la toucher, mais s’en approcher et se l’approprier au plus intime de soi.
Michel Guillou s'intéresse depuis quelques années à la représentation des gens. La matière humaine est son champ d'action. Cheminement amorcé par la série "Mes Semblables", sujet représentés en pieds, de face, sans plus-value d'attitude. Aujourd'hui son travail s'apparente à une mise en abîme allant vers l'effacement, l'évaporation : matières floues, simple impression du sujet.
Mon travail actuel de peintre s’apparente à l’école classique européenne. Les scènes de 2006 font synthèse d’un courant abstrait monochrome et d’une inspiration filmique, à partir de fragments d’existence ordinaire. L’animal souvent présent est un clin d’œil aux origines de la peinture.
Pour réaliser ces images, avec des effets d’anamorphoses et de déformation, j’ai utilisé un procédé de ma création, sorte de miroir déformant que j’installe dans la nature au gré de mes intentions. L’action du vent prend part dans le résultat de ces clichés ; le vent qui au gré du hasard modèle le miroir tantôt concave, tantôt convexe. Mon travail a pour objectif de « photographier » le vent. Ceci nous amenant au concept bouddhiste de l’impermanence des choses et à l’entropie : le principe d’incertitude qui préside à la nature.
À travers dessins à l’encre, peintures et poésies, Guyseika revisite de son oeil occidental les cultures et spiritualités d’Extrême-Orient. En outre, dans un souci de simplicité volontaire et d’autonomie, il tente de travailler avec des matériaux naturels disponibles dans son environnement direct.
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