L'adoption d'un enfant d'origine étrangère

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Le Conseil général assume différentes missions en matière d'adoption. Depuis peu, il assure notamment le rôle d'intermédiaire pour l'Agence Française de l'Adoption (AFA) et aide les parents adoptifs à constituer leur dossier d'adoption internationale.

Les personnes titulaires de l'agrément peuvent entreprendre des démarches pour adopter un enfant à l'étranger. Le Conseil général assure plusieurs missions en matière d'adoption internationale, et notamment celle de correspondant départemental pour l'Agence Française de l'Adoption (AFA).

Avant l'adoption

Pour adopter un enfant d'origine étrangère, les candidats à l'adoption ont la possibilité de s'adresser à un intermédiaire habilité par les autorités françaises, Organisme Autorisé pour l'Adoption (OAA) ou Agence Française de l'Adoption, ou bien d'entrer directement en contact avec des intermédiaires autorisés localement dans un pays acceptant les démarches individuelles.

Que les futurs parents souhaitent ou non déposer un dossier par l'intermédiaire de l'AFA, le correspondant départemental a pour rôle de les informer, de les conseiller et de les aider dans leur réflexion sur le choix du pays d'origine, dans le respect des règles qui en garantissent le respect et la transparence.

Si les futurs parents doivent se déplacer à l'étranger, certaines vaccinations sont conseillées voire indispensables. Les organismes d'adoption conseillent parfois des bilans médicaux pour certains pays.

Sécuriser l'adoption internationale

Entrée en vigueur en France le 1eroctobre 1998, la Convention de la Haye du 29 mai 1993 repose sur quatre grands principes fondamentaux :

  • le souci de l'intérêt supérieur de l'enfant, qui doit être la considération primordiale,
  • le passage obligé par des intermédiaires autorisés,
  • le principe dit de subsidiarité, qui signifie que l'adoption internationale ne doit être envisagée qu'à défaut de solution pour l'enfant dans son pays de naissance,
  • et afin d'éviter les trafics d'enfants, la prohibition de profits indus.

Après l'adoption

Les premiers temps de son arrivée, l'enfant peut réagir de manière surprenante pour ses parents, mettant parfois en difficulté la cellule familiale. Chacun pourra trouver conseils et soutien auprès de l'équipe spécialisée du service adoption, composée de 6 travailleurs sociaux et de 3 psychologues.

Certains pays d'origine demandent un suivi des enfants adoptés allant au-delà des exigences de la loi française. Si les enfants arrivent par le biais de l'AFA ou à l'issue de démarches individuelles, les professionnels du service rencontreront les familles et rédigeront les rapports de suivis relatifs à l'évolution de l'enfant et à son intégration dans sa famille.

Des bilans de santé, même très approfondis, peuvent être réalisés à l'arrivée de l'enfant. Sur le plan de la croissance, le suivi est indispensable. Il existe une consultation spécialisée : Consultation d'Orientation et de Conseil à l'Adoption (COCA) au Centre Hospitalier Régional de Nantes. (Tél: 02.40.08.44.54 ou 02.40.08.34.80)