Préservation des terres en Loire-Atlantique : des solutions existent

Publish on 10/14/2022

Site préservé à Bouvron
Site préservé à Bouvron © Paul Pascal - Département de Loire-Atlantique

En 70 ans, la population de la Loire-Atlantique a doublé mais la consommation de terres agricoles et naturelles a triplé. Après un été catastrophique marqué par des incendies de forêts et de cultures, une sécheresse précoce et intense et des restrictions d'eau, le Département est plus que jamais mobilisé pour atteindre l'objectif du zéro artificialisation nette des sols sur le territoire.

Le zéro artificialisation nette des sols, c'est quoi ?

La Loi Climat et résilience du 22 août 2021 fixe l’objectif de parvenir à l'absence de toute artificialisation nette des sols d’ici 2050 et de réduire par deux la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers d’ici 2030.

Préserver les espaces naturels, forestiers et agricoles

Artificialiser, c'est transformer un sol naturel, agricole ou forestier par un aménagement pouvant entraîner une imperméabilisation partielle ou totale, dans le but de créer des habitations, commerces, routes, équipements publics, etc.

Le zéro artificialisation nette (ZAN) consiste à éviter d’imperméabiliser à outrance les sols afin de lutter contre le réchauffement climatique. Elle représente une opportunité de développer différemment les territoires pour qu’ils restent vivables et habitables, en préservant la qualité des espaces naturels, forestiers et agricoles.

L'artificialisation des sols, première cause d’érosion de la biodiversité

Perdre des surfaces de terres et recouvrir les sols à un tel rythme met en danger la biodiversité et les espaces naturels. Les populations de 3 700 espèces (poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens, reptiles) ont diminué de 60% en seulement 40 ans, la destruction des habitats étant l’une des causes de perte de biodiversité. Cela nuit également au cycle naturel de l’eau (pollutions, ruissellements) et empêche notamment la recharge des nappes phréatiques.

Quelques chiffres clés en Loire-Atlantique

  • 13,4%

    de sa surface est artificialisée, soit 95 000 hectares

  • 1,429

    millions d’habitants

  • 98%

    des masses d’eau sont en mauvais état

Comment économiser les terres agricoles et naturelles ?

Des solutions existent pour préparer le territoire aux conséquences du réchauffement climatique qui s’impose déjà aux habitantes et habitants de Loire-Atlantique.

Agir pour atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette en Loire-Atlantique

Le Département n’a pas attendu la loi climat et résilience pour s’engager sur l’objectif ZAN : dès fin 2020, les élus départementaux ont adopté à l’unanimité une délibération de principe orientant les politiques d’aménagement du territoire vers la neutralité foncière.

Il agit pour préserver les terres agricoles et les espaces naturels, en s’attachant à éviter l’impact de nouvelles constructions et, si cela n’est pas possible, à le réduire et à le compenser.

L’objectif du ZAN est aujourd'hui intégré dans plusieurs politiques publiques départementales : solidarité des territoires, éducation, habitat et mobilités.

La Loire-Atlantique a déjà réussi à diminuer le rythme de l’artificialisation à moins de 400 hectares par an sur la période 2016-2020. Avant 2010, c’était 1200 hectares consommés chaque année.

Quelques exemples de projets menés par Département pour épargner les terres :

3 territoires pilotes en Loire-Atlantique pour lutter contre l'artificialisation des sols

22 territoires ont été retenus pour participer à l’expérimentation "Objectif ZAN". Parmi les lauréats de cet Appel à Manifestation d’Intérêt, le Département de Loire-Atlantique, la Communauté de communes Sèvre & Loire, Pays de Blain Communauté et le Pôle Métropolitain de Nantes-Saint-Nazaire, vont bénéficier d'un accompagnement technique et financier de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Tous concernés ! L'exemple de la commune de Bouvron

Avec 17 000 personnes supplémentaires par an en Loire-Atlantique, les acteurs locaux doivent prendre conscience qu'il est nécessaire de rechercher des modes d’aménagement plus sobres en foncier et plus respectueux de la planète. Il faut accueillir les nouveaux habitants tout en épargnant les terres.

Certaines communes du Département se sont déjà engagées dans une démarche de sobriété foncière. C'est le cas de Bouvron, qui développe des projets exemplaires pour préserver ses ressources grâce à l’objectif zéro artificialisation nette. Cette commune de 3 110 habitants avait été lauréate en 2020 de l’appel à manifestation d’intérêt coeur de ville/coeur de bourg.

Zoom sur quelques projets d'aménagement :

  • Reconstruction du centre-bourg avec la densification de deux îlots.
  • Désartificialisation d'une grande place de stationnement de 1 500 m² qui va être "reverdie" et débitumée.
  • Création d'un éco-quartier communal avec une densité avoisinant les 25 logements par hectare, ce qui est encore assez rare en zone rurale.
  • Réduction de la consommation foncière à « seulement » 4 hectares pour les 15 prochaines années.

Aider à la renaturation

Depuis 2020, le Département soutient financièrement les communes pour les aider à renaturer et désartificialiser les espaces. Ce dispositif a ainsi permis de financer des projets de désimperméabilisation à Préfailles et au Pouliguen. Plus d’une vingtaine de dossiers sont aujourd’hui en cours.

Toutes les aides et dispositifs de soutien à l'investissement des territoires

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