Le pôle archéologie de Grand Patrimoine

Fouilles archéologiques dans les jardins du musée Dobrée.
Fouilles archéologiques dans les jardins du musée Dobrée. © Paul Pascal

Le pôle archéologie participe aux journées européennes de l'archéologie !

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Qu’est-ce que le pôle archéologie de Grand Patrimoine ?

Le pôle d’archéologie préventive et programmée de Grand patrimoine de Loire-Atlantique a été créé en octobre 2014.

Depuis juillet 2017, le pôle archéologie est habilité à pratiquer des diagnostics au cas par cas et des fouilles préventives. Cette habilitation délivrée par le ministère de la Culture sur avis du Conseil national de la recherche archéologique couvre les périodes de l’âge des Métaux, de l’Antiquité, du Moyen Âge et de l’époque moderne.

L’équipe actuelle, composée de 6 archéologues, assure les missions relatives à :

  • L’archéologie préventive : réalisation de diagnostics et de fouilles dans le but de préserver et d'étudier les éléments significatifs du patrimoine archéologique menacés par les travaux d'aménagement du territoire ;
  • L’archéologie programmée: fouille archéologique qui s’inscrit dans un programme scientifique ;
  • L’assistance à maîtrise d’ouvrage : concernant les opérations touchant les aménagements engagés par le Département de Loire-Atlantique - de la prescription du diagnostic au rendu du rapport de fouilles ;
  • La production et la diffusion scientifique : publications, participation et organisation de colloques, accueil de chercheurs, d’étudiants ou de scolaires ;
  • La médiation culturelle : visites, conférences, animations de carrés de fouilles.

Un exemple concret

Le chantier de fouilles sur le chantier du nouveau musée Dobrée illustre concrètement la mission d’archéologie préventive animée par le pôle archéologie.

Depuis l’été 2019, et dans le cadre du projet de rénovation du musée, le Département de Loire-Atlantique a entrepris des fouilles pour mieux connaître et comprendre l’évolution de ce site.

Vos contacts

Diagnostic ou fouilles, quelle est la différence ?

Les diagnostics et les fouilles préventives concernent des sites menacés de destruction par un aménagement (route, voie ferrée, parking, immeuble, supermarchés…). Selon le type de site, le Service régional d’archéologie prescrit ou non un diagnostic archéologique, première étape avant la fouille.

Ce diagnostic couvre une surface de 7 à 10% de l’emprise du projet et consiste à creuser des tranchées pour évaluer les périodes auxquelles les vestiges archéologiques peuvent appartenir. En fonction des résultats, le Service régional d’archéologie peut prescrire ou non des fouilles préventives.

L’objectif est d’étudier au mieux et dans un délai restreint un site afin de comprendre son histoire avant son aménagement. Il s’agit de la « sauvegarde par l’étude ». En 2016, en région Pays de la Loire, 13% des diagnostics étaient suivis d’une fouille préventive.

De la fouille au musée

L’archéologie est une discipline qui prend diverses formes et regroupe plusieurs spécialités : archéologie sédimentaire (fouille du sous-sol), archéologie du bâti (étude des élévations), archéologie du creusé (mines, carrières, crassiers), archéologie funéraire, fouille de puits, archéologie subaquatique…

L’archéologue ne cherche pas le « bel objet », mais il fouille pour comprendre le contexte dans lequel il a été découvert. Il étudie la stratigraphie : la manière dont les couches de terre recouvrent un site. L’intérêt premier est de restituer l’histoire du site : sa construction, son occupation, ses réaménagements, sa destruction, son abandon… Pour ce faire, l’archéologue observe les vestiges laissés par l’homme et analyse la manière dont ces objets ont été abandonnés, perdus ou déposés volontairement.

Ces « mobiliers » mis à jour sont ensuite confiés à des spécialistes : céramologue (poterie), numismate (pièces de monnaie), archéozoologue (ossements animaux), anthropologue (ossements humains), anthracologue (charbons), palynologue (pollens), carpologue (graines), dendrochronologue (datation des bois)… Par leur expertise, il est possible de dater les différentes phases d’occupation du site mais cette étude permet surtout de comprendre et de restituer la vie quotidienne des habitants.

Certains objets, très abimés par un séjour sous terre plus ou moins long, nécessitent une restauration. Ce mobilier fragile peut être confié à des laboratoires de restauration (en Loire-Atlantique, le laboratoire Arc’Antique).

La plupart de ces pièces sont ensuite confiées à l’État (via un dépôt au Service régional de l’archéologie) mais certaines peuvent rentrer dans des collections de musée et faire l’objet de valorisation (lors d’expositions pour le grand public).

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