Les distributeurs de protections menstruelles sont arrivés

L'infirmière du collège de Paimbœuf et une élève du collectif Louise = Michel devant le nouveau distributeur
L'infirmière du collège de Paimbœuf et une élève du collectif Louise = Michel devant le nouveau distributeur © Paul Pascal

Les huit collèges pilotes, choisis pour participer au programme de lutte contre la précarité menstruelle initié par le Département de Loire-Atlantique, sont dorénavant dotés de distributeurs de protections hygiéniques. Au collège Louise Michel de Paimbœuf, cette initiative est l'occasion pour le collectif Louise=Michel, monté par plusieurs enseignant·es, de sensibiliser les élèves au tabou qui entoure encore les règles.

Ce vendredi 13 novembre, au collège Louise Michel de Paimboeuf, les cerveaux fument. Une vingtaine d’élèves réuni·es au CDI échangent sur l’arrivée de deux distributeurs de protections hygiéniques dans leur établissement. Cette action, initiée par le Département de Loire-Atlantique dans huit collèges pilotes, s'inscrit dans une démarche globale delutte contre la précarité menstruelle.
Après concertation entre les élèves ambassadeur·rices du collectif Louise = Michel, œuvrant à l’égalité entre les filles et les garçons, les deux distributeurs ont été installés dans la salle d’attente de l’infirmerie et dans les toilettes des filles. L’heure est désormais à la stratégie de communication : comment faire savoir aux collégiennes que ces distributeurs sont à leur disposition ? Où coller les affiches informatives ? Les idées fusent : “dans les escaliers ?” "À côté de la cantine ?” “Dans le hall ?”
Plusieurs affiches ont en effet été réalisées par les élèves et seront collées dans l’établissement. Elles viendront compléter celles fournies par le Département. Loin d’être une action menée uniquement par les filles, les garçons sont pleinement encouragés à s'investir :

on a fait cette affiche pour expliquer qu’il n’est pas honteux de prendre un tampon, c’est quelque chose de normal

, explique l’un d’entre eux.

Briser un tabou

Le groupe va également intervenir auprès des classes de 6e pour donner aux filles les “kits premières règles” également proposées par le Département, en plus d’un livret informatif à destination des garçons. Pour ne pas offrir les kits sans explications, tous réfléchissent à la meilleure manière de parler des règles et de la précarité menstruelle.
Annabelle Couedel, infirmière au collège de Paimboeuf y voit une continuité avec les actions déjà menées dans l'établissement :

Notre collège est très investi sur le sujet. On organise depuis l’année dernière la journée Sang gêne, une exposition autour des règles. Le Département nous a donc proposé de faire partie des collèges pilotes pour cette action de lutte contre la précarité menstruelle, car il nous savait déjà investis ! Je trouve ça important que les règles ne soient plus quelque chose de caché et que les garçons y soient aussi sensibilisés.

Une semaine après l’installation des distributeurs, l’infirmière a pu constater que les élèves s’étaient déjà appropriées l’objet.
Les huit collèges pilotes du Département sont désormais pourvus : Stendhal à Nantes, Rosa Parks à Nantes, Bellevue à Guémené-Penfao, Pierre Abélard à Vallet, Louis Pasteur à Vallons de l’Erdre, Pierre Norange à Saint-Nazaire et Isabelle Autissier à Nort-sur-Erdre. Si l’opération est un succès, elle sera généralisée à l’ensemble des collèges de Loire-Atlantique à la rentrée 2022.

Découvrez toutes les actions menées par le Département dans la lutte contre la précarité menstruelle

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