Le Département de Loire-Atlantique lutte contre la précarité menstruelle

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Le Département de Loire-Atlantique est l’un des premiers Départements de France à s’engager dans la lutte contre la précarité menstruelle, véritable enjeu de santé publique. Il passe à l’action, depuis 2020, pour briser les tabous liés aux règles, sensibiliser toutes les générations et accompagner les jeunes filles dès le collège ainsi que les femmes en situation de précarité.

Qu’est-ce que la précarité menstruelle ?

On appelle “précarité menstruelle” le fait pour certaines femmes de ne pas avoir accès aux protections menstruelles (serviettes, tampons, coupes menstruelles, etc.) pendant leurs règles pour des raisons économiques.

Pour une femme ou une jeune fille, le fait de ne pas avoir accès à des protections menstruelles peut avoir des conséquences néfastes : absentéisme au travail ou au collège/lycée (avec des risques de décrochage scolaire), risques sanitaires en cas d’utilisation de substituts inadaptés ou du port trop long d’une même protection sans la changer, etc.

La précarité menstruelle est donc un problème de société qui constitue un enjeu important de santé publique et de solidarité. Comprendre que la précarité menstruelle existe demande une prise de conscience aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Pour instaurer cette prise de conscience collective, il est important de briser le tabou qui entoure encore les règles.

Le Département agit pour lever les tabous concernant les règles

Le Département de Loire-Atlantique a décidé d’accompagner cette prise de conscience collective qui émerge. Ainsi, la collectivité s’engage pour lutter contre la précarité menstruelle qui démarre par la fin du tabou entourant les règles, et cela commence par l’éducation dès l’enfance. Le Département intervient donc précisément :

  • Dès le collège en accompagnant les jeunes : la gratuité des protections menstruelles avec une mise à disposition au collège (distributeurs de protections menstruelles), la distribution de kits « premières règles » aux collégiennes en classe de 6e, un accompagnement pour la réalisation d'actions de sensibilisation sur les menstruations pour les filles et les garçons. Huit collèges publics « pilotes » ont été concernés par l’expérimentation : Stendhal à Nantes, Rosa Parks à Nantes, Bellevue à Guémené-Penfao, Pierre Abélard à Vallet, Louise Michel à Paimboeuf, Louis Pasteur à Vallons de l’Erdre, Pierre Norange à Saint-Nazaire et Isabelle Autissier à Nort-sur-Erdre.

Bon à savoir

Le contenu du kit « premières règles » se compose de : 2 tampons flux mini, 4 serviettes jour, 2 serviettes nuit, 2 protège-slips et un livret pédagogique. Le livret permet de répondre à des questions :

  • Que se passe-t-il dans mon corps quand j'ai mes règles ?
  • Est-ce que ça fait mal ?
  • Comment mettre un tampon ou une serviette ?
  • Avec la distribution gratuite dans des lieux accueillant du public. Trois espaces départementaux des solidarités (EDS), et trois lieux d’accueil caritatifs sont équipés depuis 2020.
  • En ayant organisé, entre le 6 et le 10 avril 2021, une collecte grand public dans plus de 80 lieux de la Loire-Atlantique , exclusivement de serviettes hygiéniques avec 7 associations partenaires. Ces associations caritatives constituent un maillon essentiel de la redistribution des produits auprès des publics précaires.
  • La sensibilisation du public à la question de la précarité menstruelle et des règles pour lever les tabous qui perdurent.

Une forme de précarité loin d'être isolée

Ce phénomène de précarité, loin d’être isolé, touche très largement les femmes au quotidien. Plusieurs mesures ont été prises pour lutter contre la précarité menstruelle dont la baisse de la TVA appliquée sur les produits hygiéniques de 20 % à 5,5 % en 2016. La dépense moyenne, estimée entre 4 500 € à 23 000 € pour la durée d’une vie (soit 10 à 50 € par mois), représente un budget non négligeable.
Selon un sondage Ifop réalisé en 2019, 39% des femmes les plus précaires ne disposent pas de suffisamment de protections menstruelles. Elles ne les changent pas suffisamment de protection ou ont recours à des protections de fortune. Ces données concernent aussi les jeunes filles. Les conséquences directes, comme manquer un jour de travail, annuler un rendez-vous ou renoncer à aller en cours, favorisent l’absentéisme et l’exclusion sociale. Cet inégal accès aux protections menstruelles féminines peut également fragiliser la santé des femmes. Informer sur les risques et les dangers est primordial.

¨¨Pour aller plus loin

La webconférence "Le tabou des règles : un enjeu d'égalité !"

2 600 paquets de protections distribués

Le Département soutient les associations partenaires

Le Département de Loire-Atlantique a acheté et remis aux associations partenaires 2 600 paquets de protections menstruelles. Ils seront redistribués aux familles, aux femmes et aux jeunes filles en difficulté, particulièrement éprouvées par la crise actuelle. Ce soutien fait écho à la collecte qui a eu lieu entre le 6 et le 10 avril 2021 dans plus 80 lieux en Loire-Atlantique pour constituer des réserves de protections périodiques avec les associations engagées dans la démarche, et sensibiliser le grand public à ce phénomène trop méconnu de précarité menstruelle.

Pour aller plus loin

Bilan de la collecte de serviettes hygiéniques organisée entre le 6 et 10 avril 2021

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Bon à savoir

Le Département a obtenu la double labellisation AFNOR : égalité et diversité

Délivrés par l’AFNOR (Association française de normalisation) le label diversité et le label égalité attestent d’un engagement, mais aussi de la mise en place d’un plan d’actions en matière de prévention des discriminations et de promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité.

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