Le Département de Loire-Atlantique lutte contre la précarité menstruelle
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Le Département de Loire-Atlantique lutte contre la précarité menstruelle

Onglet 1

Le Département de Loire-Atlantique est l’un des premiers Départements de France à s’engager dans la lutte contre la précarité menstruelle, véritable enjeu de santé publique. Il passe à l’action, depuis 2020, pour briser les tabous liés aux règles, sensibiliser toutes les générations et accompagner les jeunes filles dès le collège ainsi que les femmes en situation de précarité.

Le Département agit pour lever les tabous

Le Département de Loire-Atlantique a décidé d’accompagner cette prise de conscience collective qui émerge, et s’engage pour lutter contre la précarité menstruelle. Sur ce sujet encore peu traité, il engage plusieurs expérimentations qui seront évaluées d’ici juin 2021.

Il va intervenir précisément :

  • Dès le collège en accompagnant les jeunes : la gratuité des protections féminines avec une mise à disposition au collège (distributeurs de protections hygiéniques ), la distribution de kits « premières règles » aux collégiennes en classe de 6e, un accompagnement pour la réalisation d'actions de sensibilisation sur les menstruations pour les filles et les garçons. Huit collèges publics « pilotes » sont concernés par l’expérimentation : Stendhal à Nantes, Rosa Parks à Nantes, Bellevue à Guémené-Penfao, Pierre Abélard à Vallet, Louise Michel à Paimboeuf, Louis Pasteur à Vallons de l’Erdre, Pierre Norange à Saint-Nazaire et Isabelle Autissier à Nort-sur-Erdre.

Bon à savoir

Le contenu du kit « premières règles » se compose de : 2 tampons flux mini, 4 serviettes jour, 2 serviettes nuit, 2 protèges-slips et un livret pédagogique. Le livret permet de répondre à des questions :

  • Que se passe t-il dans mon corps quand j'ai mes règles ?
  • Est-ce que ça fait mal ?
  • Comment mettre un tampon ou une serviette ?
  • Avec la distribution gratuite dans des lieux accueillant du public. Trois espaces départementaux des solidarités (EDS), et trois lieux d’accueil caritatifs sont équipés depuis 2020.
  • En organisant, dès que cela sera à nouveau possible compte-tenu du contexte sanitaire, une collecte grand public dans différents lieux de la Loire-Atlantique, exclusivement de serviettes hygiéniques avec les associations partenaires. Ces associations caritatives constituent un maillon essentiel de la redistribution des produits auprès des publics précaires.
  • La sensibilisation du public à la question de la précarité menstruelle et des règles pour lever les tabous qui perdurent.

Une forme de précarité loin d'être isolée

Ce phénomène de précarité, loin d’être isolé, touche très largement les femmes au quotidien. Plusieurs mesures ont été prises pour lutter contre la précarité menstruelle dont la baisse de la TVA appliquée sur les produits hygiéniques de 20% à 5,5% en 2016. La dépense moyenne, estimée à environ 4 500 € dans une vie, représente un budget non négligeable.
Selon un sondage Ifop réalisé en 2019, 39% des femmes les plus précaires ne disposent pas de suffisamment de protections hygiéniques. Elles ne changent pas suffisamment de protection ou ont recours à des protections de fortune. Ces données concernent aussi les jeunes filles. Les conséquences directes, comme manquer un jour de travail, annuler un rendez-vous ou renoncer à aller en cours, favorisent l’absentéisme et l’exclusion sociale. Cet inégal accès aux produits d’hygiène féminine peut également fragiliser la santé des femmes. Informer sur les risques et les dangers est primordial.

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