© Paul Pascal - Département de Loire-Atlantique

Le site du Transformateur

Le Transformateur, c’est une ancienne friche industrielle située à Saint-Nicolas-de-Redon, tout au nord du département. Depuis plusieurs années, ce site de plus de 11 hectares est le théâtre d’une expérience singulière : le Département et l’association d’habitants Le TransFo accompagnent son retour à la nature. Au croisement de la Vilaine et du Canal de Nantes à Brest, il offre désormais une balade unique entre prés pâturés, bois, vergers, charpentes d’acier rougies par le temps, et murs recouverts de tags.

Site ouvert au public

Une friche industrielle rendue à la nature

Le Transformateur en 3 questions

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Le saviez-vous ?

Le Département a acquis la friche du Transformateur en 2001 au titre d’Espace Naturel Sensible, afin d’en faire à nouveau une zone d’expansion des crues de la Vilaine. En effet le site a fait l’objet de quatre inondations successives en 1995, 1999, 2000 et 2001, menant à en évacuer définitivement les activités industrielles.

Le site est situé le long du Canal de Nantes à Brest
Le site est situé le long du Canal de Nantes à Brest © Paul Pascal - Département de Loire-Atlantique

Bonnes pratiques

Même si la friche est entretenue, les ruines des anciens bâtiments peuvent toujours s’avérer dangereuses : ne pénétrez pas dans les hangars. Les pique-niques sur place sont autorisés, mais il est interdit de faire du feu ou de camper. Par respect pour les jardiniers, ne pas cueillir les fruits et légumes des potagers.

La végétation

Le site atypique du Transformateur offre une diversité de milieux et de micro-sites, résultats du mélange entre sa situation géographique et les ruines des anciens bâtiments industriels. Alors que le sol de cet espace est naturellement plutôt acide, il est beaucoup plus calcaire partout où l’on retrouve du remblais. Finalement, des espèces étonnantes parviennent à s’implanter entre les dalles de bétons fissurées, trouvant ici ou là les conditions qui leur sont favorables, comme la pétasite du Japon, ou encore une orchidée rare, l’ophrys abeille.

On retrouve également les plantes typiques des friches comme les chardons, les cardères, ou encore les bryophytes et les sedums. Ces deux dernières sont des plantes pionnières : les sols pauvres leur conviennent, elles arrivent donc en première sur la friche et vont aider peu à peu à fixer l’humus (déchets végétaux en décomposition) qui permettra à de nouvelles espèces de pousser. L’existence de cette dynamique prouve la reconquête spontanée de la zone par la nature.

Parallèlement, l’association Le TransFo est intervenue pour reboiser certaines zones. Parmi les centaines d’arbres plantés, quatre essences forestières - le chêne, le tilleul, le merisier et l’alisier - et quatre essences de lisières - l’accacia, le tremble, le bouleau blanc et l’aulne blanc.

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Gestion et entretien du site

La gestion du Transformateur a été confiée à l’association Le TransFo, car le retour à la nature du site nécessite d’être accompagné : pour favoriser la biodiversité, les dalles de béton ont été percées, la toiture du SIB (Société industrielle du bois) retirée, des fosses ont été créées et des centaines d’arbres plantés. Au niveau du SIB, des chênes dépassent désormais la charpente et la retiennent ! Parallèlement, il faut limiter la prolifération végétale à certains endroits pour maintenir la fonction tampon du site pendant les crues de la Vilaine. L’association fait donc pâturer les prairies humides par des vaches nantaises. On peut les croiser régulièrement entre les hangars !

Les animaux

Autre signe prouvant que la nature reprend ses droits sur le site : chevreuils, sangliers, renards et ragondins sont de retour. Le Transformateur abrite aussi quelques espèces de chauve-souris comme la pipistrelle commune et la pipistrelle de Kuhl. Enfin les boisements et les prairies sont utilisés par les oiseaux comme zone de transit entre la Vilaine et les forêts alentour. Le milan noir y séjourne volontiers, ou encore le phragmite des roseaux, un passereau migrateur.

  • Sanglier © Étienne Begouen - Département de Loire-Atlantique
  • Phragmite des roseaux © Golubev Dmitrii - Fotolia.com

Chiffres clés

  • 11,8

    hectares : c’est la surface totale de la friche du Transformateur, appartenant au Département.

  • 436

    arbres ont été plantés sur la friche par l’association Le Transfo

  • 7

    c’est le nombre de vaches nantaises qui pâturent les prairies du Transformateur

Histoire & Patrimoine

Le site a d’abord été occupé par les chantiers de construction navale qui fleurissent dans le port de Redon et à la Digue, à Saint-Nicolas-de-Redon, au XVIIème siècle. Puis, au milieu du XIXe siècle, l’activité navale périclite et laisse place à l’industrie du bois. Différentes sociétés se succèdent alors sur la zone, notamment : les scieries Migaud et Pailhoux, Cahours et Cie, Renaud Machines à bois puis Sébilleau qui produisent caisses, parquets, manches à balais, casiers à bouteilles, etc. Ces activités, concurrencées par le plastique, déclinent à leur tour à partir des années 1960. Les entreprises Lecoq rachètent finalement le site en 1994 pour en faire un entrepôt, avant sa fermeture définitive par la préfecture en 2001.

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Pour s'y rendre

Le site est accessible librement, au niveau du 8 rue des chantiers, à Saint-Nicolas-de-Redon. Il s’agit d’un accès avec escaliers. Un accès PMR est possible en s’adressant à l’association Le TransFo dont le local est situé juste à côté, au 7 rue de la Vilaine, à Saint-Nicolas-de-Redon.

  • En voiture : un parking se trouve au niveau de l’écluse, le long de l'avenue Jean Burel.
  • En train : l’entrée du site est à environ 10 minutes à pied de la gare de Redon.
  • En vélo : la piste du canal de Nantes à Brest longe le site du Transformateur.

Les balades en nature

L’association Le TransFo propose des visites accompagnées du site pour les groupes. Des balades sonores créées par l’association sont également disponibles à l’office de tourisme du Pays de Redon.

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