Blandine Dancette, la handballeuse nantaise médaille d'or aux JO

Blandine Dancette a gagné la médaille d'or en handball à Tokyo en 2021
Blandine Dancette a gagné la médaille d'or en handball à Tokyo en 2021 © DR

Blandine Dancette, joueuse internationale de handball évoluant à Nantes, est revenue des Jeux Olympiques avec une médaille d'or obtenue avec l'équipe de France. L'ailière nantaise, qui a également gagné une coupe d'Europe cette année avec son club, va prendre sa retraite sportive, après cette apothéose en termes de résultats. Elle revient sur l'ambiance particulière de ces jeux si spéciaux et prépare sa vie d'après.

Comment se sont passés ces Jeux Olympiques ?

Quand on gagne une médaille d'or en sport collectif, les Jeux étaient forcément réussis ! C'est vrai que je n'ai pas beaucoup joué, j'étais souvent la quinzième joueuse, alors que seulement 14 participaient à chaque match. Mais j'ai participé de l'intérieur à cette aventure J'ai apporté des sourires, des conseils, du soutien, des analyses tactiques. J'ai vraiment l'impression d'avoir vécu cette victoire dans le groupe, même si bien sûr, j'aurais préféré jouer un peu plus. Mais c'est aussi cela un sport collectif, c'est une dynamique de groupe. Cette médaille d'or olympique, la seule que l'équipe de France n'avait pas obtenue, elle me plaît bien.

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Comment était l'ambiance, dans un contexte sanitaire compliqué ?

C'est vrai que par rapport aux Jeux olympiques de Rio il y a 5 ans, l'ambiance était vraiment différente. Nous étions préparées à jouer sans public, nous avons fait cela toute la saison. Mais on joue aussi pour vibrer avec le public. C'est dommage mais tout le monde s'est plié aux contraintes sanitaires imposées par le comité d'organisation. Nous avons vécu pendant 15 jours dans le village olympique, dans une bulle relativement confortable. Au moins on pouvait se promener un peu pour aller au self, ou pour prendre l'air. Toute l'équipe de handball était logée dans des chambres d'un immeuble, avec d'autres athlètes. Il ne faut pas imaginer le grand luxe : les appartements des villages olympiques sont souvent très sommaires, pas très bien isolés et destinés à une autre vie après les Jeux Olympiques. Mais l'organisation était très rigoureuse sur les normes sanitaires, avec des tests quotidiens. Pour manger, chaque athlète était séparé.e par du plexiglas. On portait des gants pour tenir notre plateau. C'est quand même une ambiance particulière. Même si nous avions des matchs tous les deux jours, nous ne pouvions pas par exemple aller voir d'autres épreuves. Mais nous avons tout de même suivi les autres sports. Nos télévisions proposaient toutes les disciplines avec un canal pour chaque sport, c'était un bon shoot de sport pour une passionnée comme moi. Et puis nous étions dans le même immeuble que les judokas français, qui rapportaient une à deux médailles par jour donc c'était festif.

équipe bleue de hanball féminine modifié-1 Photo de l'équipe de France de handball -@ffh

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Vous avez décidé de prendre votre retraite sportive. Cette médaille peut-elle vous faire changer d'avis ?

Non pas du tout. Au contraire, je ne pouvais pas rêver de meilleur départ. Cette année, avec le club de Nantes, qui s'appelle maintenant les Neptunes, nous avons gagné une coupe d'Europe, alors que nous n'étions pas favorites.

J'ai 33 ans mais je sens que je dois faire autre chose. J'ai adoré ma vie de sportive professionnelle mais d'autres projets m'attendent.

J'aimerais bien diriger une exploitation sportive, un bâtiment comme une arena. J'ai passé un certain nombre de diplômes l'an passé pour travailler dans ce secteur. Pour l'instant, j'envisage de rester à Nantes, où le sport fait partie de l'identité collective.

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Depuis votre début de carrière, comment a évolué le handball féminin ?

Les clubs se professionnalisent et se structurent pour apporter de meilleures conditions aux joueuses pour être performantes. Quand j'ai commencé ma carrière il y a moins de quinze ans, toutes les joueuses n'étaient pas professionnelles. Elles avaient un travail à côté, on s'entrainaît le soir pour que tout le monde soit là. Mais la notoriété de notre sport, l'arrivée de sponsors, la professionnalisation des clubs et des équipes dirigeantes ont permis d'améliorer ces conditions. A Nantes et en Loire-Atlantique, les clubs sportifs ont également la chance d'avoir un soutien important des collectivités locales, qui offrent de bonnes conditions aux joueurs et aux joueuses. Par exemple, le club de handball féminin dispose de sa propre salle, à Mangin-Beaulieu. Tous les sports collectifs sont soutenus, avec des dotations en matériel, des subventions. Cette dynamique-là est primordiale pour sécuriser les clubs et les athlètes. C'est aussi pour cela, que moi, qui ne viens pas de Loire-Atlantique, j'envisage d'y rester.

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Pourquoi faire du handball, quand on est jeune ?

C'est un sport qui fait travailler tout le corps, les jambes, les bras et la tête. Et puis c'est un sport d'équipe, donc on partage énormément de bons moments avec des copains ou des copines. Cette période de Covid et de restrictions a dû être très dure pour les enfants, privés de l'échapatoire du sport. J'espère que les enfants reviendront en nombre dans les salles de sport, pour prendre de nouveau du plaisir.

Et les autres athlètes de Loire-Atlantique qui participaient au JO de Tokyo ?

D'autres athlètes, licencié·es dans un club ou venant de Loire-Atlantique ont également participé aux Jeux à Tokyo.

Félicitations à Estelle Nze Minko, originaire de Saint-Sébastien-sur-Loire (médaille d'or en handball féminin), à Valero Rivera, joueur du HBC Nantes, (médaille de bronze en handball masculin avec l'Espagne), à Daniele Garozzo, licencié au Nantes EC, (médaille d'argent au fleuret individuel messieurs).

D'autres athlètes locaux ont également participé aux Jeux Olympiques :

  • Laura Valette, spécialiste du 100 m haies, éliminée en série.
  • Emile Amoros et Lucas Rual se classent 15e en voile.
  • Auriol Dongmo, athlète portugaise licenciée au Nantes métropole athéltisme termine 4e au lancer du poids à seulement cinq centimètres de la médaille.
  • Nathalie Hagman et Carin Stromberg, handballeuses suédoises licencée aux Neptunes de Nantes terminent 4e.
  • Bruna de Paula, également handballeuse, dernière de son groupe avec le Brésil.
  • Kanami Tashiro, qui vient de s'engager avec le Volley ball Nantes, termine 5e de son groupe avec le Japon.
  • Randal Kolo Muani, footballeur au FC Nantes, termine troisième 3e de son groupe avec l'équipe de France.
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