L'Animation Sportive Départementale a 50 ans, déjà !
L'Animation Sportive Départementale a 50 ans, déjà !

L'Animation Sportive Départementale fête ses 50 ans !

Publish on 10/06/22

Depuis 50 ans, les éducatrices et éducateurs sportifs du Département proposent, toute l'année, des activités physiques et sportives sous forme de cours hebdomadaires ou de stages pendant les vacances scolaires aux enfants âgés de 7 à 14 ans. Le sport pour les enfants, mais pas uniquement.. Découvrez l'engagement du Département pour l’éducation par le sport grâce à l’animation sportive départementale !

En vidéo : l'ASD au service d’un sport citoyen, solidaire et responsable

Convivialité, respect des règles du jeu, de la mixité, des différences, de l'environnement... Autant de valeurs portées par ce service public unique en France.

L'animation sportive départementale a 50 ans

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Un peu d'histoire : les dates clés de l'animation sportive départementale

Tout commence en 1972 avec la création de l'Animation sportive départementale. En 50 ans, les animateurs et animatrices sportives ont connu une évolution majeure de leurs pratiques et des publics pour lesquels ils proposent de nombeuses activités sportives.

Retour sur l'historique de l'ASD à travers 6 dates clés.

Un service unique en France : porteur de valeurs fortes

Chaque année, 12 000 jeunes de Loire-Atlantique, de 7 à 14 ans (du CE1 à la 3e), s'inscrivent à l'animation sportive départementale (ASD). Ce service spécifique à la Loire-Atlantique répond à différentes valeurs portées par le Département :

La pratique sportive pour toutes et tous

  • Depuis 2019, le Département a mise en place une tarification sociale ;
  • L'ASD est implantée au cœur des territoires ;
  • Les activités s'adressent à des publics variés : personnes âgées, enfants du secteur de la protection de l'enfance, mineurs non accompagnés, personnes en situation de handicap et publics éloignés de l'offre sportive.

Une vision affirmée du sport et d'un apprentissage par le jeu

  • Les activités sportives proposées sont orientées sur le multisports et la découverte de disciplines nouvelles ;
  • L’éducation par le sport avant tout : respect des règles du jeu, de la mixité, des différences… ;
  • Une ouverture sur l’environnement et la culture dans la pratique des activités sportives.

Quiz : testez vos connaissances de l'animation sportive départementale

Prenez quelques minutes pour tester vos connaissances sur l'ASD en répondant aux 5 questions du quiz "L'Animation Sportive Départementale a 50 ans". À vous de jouer !

Témoignages : ils ont fait l'animation sportive départementale

Marion Jahan

4 années d'école multisports à Sucé-sur-Erdre

J’ai découvert l’Animation sportive à Sucé-sur-Erdre. Tous les mercredis matin, on y allait avec une copine, je connaissais presque tous les enfants, c’était vraiment facile. Je me rappelle avoir fait du boomerang, du frisbee, de l’escrime ou du volleyball. Ça m’a d’ailleurs donné envie de continuer le volley au collège.

Une transmission de mère en fille

J’en ai gardé de tellement bons souvenirs que quand ma fille a eu huit ans, je l’ai inscrite à la même école multisports, toujours à Sucé-sur-Erdre où j’habite toujours. Elle est totalement emballée, elle est assez sportive, elle fait du handball et de la danse, mais à l’animation sportive, elle découvre toute une variété de sports plus originaux. Et elle fait de l’escrime, comme moi il y a 30 ans !

Stage multisport "le printemps du sport en Sèvre-et-Loire " de l'ASD
Stage multisport "le printemps du sport en Sèvre-et-Loire " de l'ASD © Jean-Félix Fayolle/Département de Loire-Atlantique

Thibaut Le François

Joueur de l’équipe de France de volleyball assis

Au début des années 2000, j’ai fait quatre ans d’ASD, à Corcoué-sur-Logne. Et j’en garde d’excellents souvenirs, avec des parties de base-ball ou de hockey avec mes copains. Ça a nourri ma curiosité sur de nombreux sports, que j’ai découvert à l’ASD et que j’ai pratiqués par la suite : du judo, du badminton et du canoë-kayak. Suite à un accident du travail, j’ai été amputé de la jambe gauche. J’étais très sportif avant mon accident, je le suis resté. J’ai accepté ce nouveau corps, en me disant que je pouvais faire de cette différence une force. Je voulais faire un sport collectif et j’ai passé des tests pour faire partie de l’équipe paralympique de volley assis. Je fais maintenant partie de l’équipe de France, je joue avec le club de Nantes et j’espère participer aux Jeux Olympiques à Paris en 2024.

Et aussi, au service de la direction sports, mer et littoral du Département de Loire-Atlantique

J’ai aussi rejoint l’Animation sportive départementale puisque je suis chargé de coordonner les actions autour du sport et du handicap. Les valeurs de l’Animation sportive résonnent toujours en moi : le plaisir, la découverte et le partage collectif. La notion de performance est aussi importante pour être sportif de haut niveau, mais pour moi, elle découle du plaisir et des moments collectifs. C’est ce sport-là que j’aime, que j’ai découvert à l’ASD, que je pratique toujours et que j’essaie de transmettre.

Découvrez l'intervention de Thibaud Lefrançois au collège de Goulaine

Jean-Loïc Lauzevis

Occuper les enfants en plein baby-boom

J’ai fait partie des premiers animateurs de l’ASD, dans les années 70, dans le canton de Machecoul. À cette époque, l’animation socio-culturelle commence à s’imposer dans les petites communes et dans les quartiers défavorisés des grandes villes. L’idée émerge de faire pareil avec le sport. Il faut bien avoir conscience qu’à l’époque, en Loire-Atlantique, les élus ruraux sont plutôt conservateurs, alors que la direction départementale jeunesse et sport est plutôt marqué à gauche, avec des idées d’égalité, de mixité et d’émancipation du corps, plutôt en décalage avec le conservatisme des élus. Malgré ces antagonismes, les élus locaux vont faire confiance à l’animation sportive, en laissant carte blanche pour développer des activités. Il y avait un vent de liberté, tout à faire, tout à créer.

Une équipe d'animateurs de l'ASD dans les années 1970
Une équipe d'animateurs de l'ASD dans les années 1970 © Département de Loire-Atlantique

Place à la débrouille...

Au début, nous avons un peu bricolé, il n’y avait pas d’installations sportives adaptées, on faisait de la gym dans des salles de cantine avec du carrelage, on transportait les tapis de gym dans les voitures. J’étais un peu un représentant de commerce du sport ! Mais comme nous avons donné envie aux enfants de faire du sport, les familles ont commencé à faire pression sur les élus pour qu’ils construisent des installations diversifiées. C’est une grande réussite, une vraie mise en valeur de la vie en milieu rural.

Un soutien aux associations sportives locales

En parallèle, nous avons aidé à structurer les associations sportives, en formant les bénévoles. Il y avait une soif d’autres activités : du tennis de table, du badminton, du volleyball, du tir à l’arc… Les animateurs sportifs ont aidé les bénévoles qui souhaitaient créer des sections sportives, afin de leur donner des notions de bases sur l’échauffement, la physiologie du corps, les spécificités des enfants en pleine croissance. Nous avons vraiment secoué le cocotier pédagogique !

Marie-Paul PIPAUD

De la pratique de nouvelles activités sportives...

J’ai dû faire partie des premiers enfants à participer aux activités proposées par l’animation sportive en Loire-Atlantique. C’était au début des années 70, à Chéméré, mes premières expériences sportives. J’ai découvert le hockey, l’athlétisme, le cross. On s’entraînait parfois dans la salle municipale, sur du carrelage. Je me rappelle le matériel transportable, le côté bricolage : des blocs ou des tapis bleus pour faire de la gym, que l’animateur transportait dans sa voiture. Après ces découvertes multisports, je me suis orientée vers le volleyball, en intégrant le club de ma commune et le pratiquant au collège.

Initiation au hockey
Initiation au hockey © Paul Pascal/Département de Loire-Atlantique

À la découverte d'un métier

Puis au début des années 80, je suis devenue moi-même animatrice sportive, au départ avec une option danse et gym. Je venais proposer de la danse moderne pour des adultes, surtout des femmes, ce qui à l’époque n’existait que dans les villes. L’offre de sport en milieu rural, au début des années 80 était très limitée, surtout pour les adultes. Nous avons aidé à la constitution d’associations, à la formation des bénévoles qui ont pu développer leur propre structure. Les communes ont accompagné ce développement en construisant des gymnases et des équipements sportifs. Dans ces cas-là, l’animation sportive laissait la main, après avoir initié le mouvement sportif.

Et puis ces femmes ont fait venir leurs enfants aux écoles multisports. Et j’ai maintenant en cours les enfants de ces enfants, toujours dans le Pays de Retz. J’ai connu trois générations de sportifs et sportives. L’animation sportive a beaucoup changé pendant ces 50 ans. Même si le cœur de cible de notre action reste les jeunes, nous proposons des activités à des personnes âgées, à des personnes en surpoids, à des personnes isolées socialement, pour les aider à s’insérer. Mais je constate que même pour les jeunes, nous devons adapter nos propositions de sport et de pratiques. J’ai l’impression que les jeunes ont plus de peine à accepter les règles du sport, les contraintes de chaque discipline : le dribble au basket ou au hand, le nombre de passes au volley… Mais quel que soit le support, on conserve notre vocation d’éducation sportive globale, en participant au développement psychomoteur de l’enfant.

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