L'eau, une ressource précieuse

Le littoral de la Loire-Atlantique dispose d’un capital naturel aquatique exceptionnel et diversifié : estuaire de la Loire, cours d’eau côtiers, marais et étangs, nappes d’eau souterraine… C'est un support de biodiversité et de richesse pour les activités humaines maritimes et littorales (pêche, aquaculture, tourisme, etc.).

La qualité de ces milieux aquatiques particulièrement fragiles est soumise à des dynamiques dont le contrôle, sinon les causes, dépasse pour certaines le seul littoral, notamment pour la pollution des eaux continentales de l’ensemble du bassin de la Loire.

Les principaux enjeux locaux de préservation de la qualité des eaux littorales concernent la gestion des eaux pluviales urbaines et portuaires, les rejets d’assainissement des zones urbanisées, ainsi que la maîtrise des pollutions par l’azote, le phosphore et les pesticides d’origine agricole.

Assainissement

Le littoral de la Loire-Atlantique est doté de station d’épuration performantes utilisant la technologie de traitement par boues activées complétée d’un traitement de désinfection garantissant une eau traitée de bonne qualité.

Les installations les plus sophistiquées mettent en œuvre le procédé par ultrafiltration membranaire notamment sur Saint-Nazaire Est, Pornic Les Sablettes, Saint-Michel-Chef-Chef la Princetière...

La capacité de traitement de ces stations varie de 4 000 équivalent-habitants (Assérac) pour la plus petite à 178 000 équivalent-habitants (La Baule/Guérande) pour la plus importante.

Les réseaux d’assainissement associés à ces ouvrages de traitement sont importants et dotés de nombreuses station de pompage. Par temps de pluie, les eaux usées peuvent rejoindre directement le milieu naturel par les trop pleins des postes de relèvement et déversoirs d’orage situés sur le réseau d’assainissement. Les stations d’épuration peuvent également se trouver en insuffisance de capacité hydraulique. La télésurveillance mise en œuvre ces dernières années sur le réseau de collecte limite ces déversements et les risques sanitaires. Dans le cas d’une pollution avérée, l’Agence Régionale de Santé (ARS) est alertée rapidement pour prendre un arrêté préfectoral d’interdiction de baignade et/ou de pêche des coquillages.

Sur la base des données d’autosurveillance des sociétés d’exploitations, le fonctionnement de ces stations d’épuration est globalement très satisfaisant. Ces ouvrages contribuent à une protection efficace du milieu naturel par un traitement très performant de la matière organique. Sur le plan sanitaire, les traitements de désinfection de rejets permettent une bonne protection des plages et des zones de production conchylicoles.

Cours d'eau

Depuis 2007, le Département de Loire‐Atlantique, en partenariat avec l’Agence de l’eau Loire‐Bretagne et l’État a mis en place un réseau de suivi de la qualité des cours d’eau en Loire‐Atlantique. Son objectif est d’améliorer la connaissance générale des milieux aquatiques (cours d’eau, plans d’eau et étiers) et de participer également à l’évaluation de l’état des masses d’eau délimitées et suivies par l’Agence de l’eau Loire‐Bretagne. Le Département assure ainsi la maîtrise d’ouvrage de 60 stations de mesures.
La qualité des cours d’eau côtiers et de la Loire estuarienne est évaluée régulièrement par l’État, l’Agence de l’eau et les acteurs locaux.
Différents indicateurs sont ainsi mesurés pour évaluer l’état de ces milieux aquatiques, parmi lesquels figurent :

  • Les Matières Organiques et OXydables (MOOX) qui permettent d’évaluer la charge des cours d’eau en matières organiques dont la dégradation par les micro‐organismes est susceptible de consommer l’oxygène des rivières.
  • Les nitrates et le phosphore qui sont des nutriments pour la croissance des végétaux. En excès dans le milieu aquatique, ils contribuent au développement excessif de la végétation (phénomène d’eutrophisation).

Situation des cours d’eau de Loire-Atlantique en 2020 :

  • Le Brivet, à Trignac, au lieu‐dit Pont de Paille, est le dernier affluent de la Loire avant son débouché en mer. Les eaux à cette station présentent en 2020 une qualité fortement dégradée pour les matières organiques et oxydables comme les années précédentes. Pour les nutriments (nitrates, phosphore) la qualité du Brivet à Trignac a été qualifiée en bonne qualité, soit une légère amélioration par rapport aux années précédentes.
  • La Loire, dans sa partie estuarienne, fait l’objet d’une surveillance soutenue (12 prélèvements/an). En 2020, la Loire aux stations de Cordemais et Paimboeuf présente peu d’évolution pour les indicateurs mesurés. La qualité demeure dégradée pour les matières organiques et oxydables et le phosphore et moyenne pour les nitrates.
  • Les étiers et cours d’eau côtiers : Le Boivre, le Calais, le Canal de Haute Perche et le Collet, qui se jettent respectivement dans les baies de Saint‐Brévin, Saint‐Michel‐Chef‐Chef, Pornic et de Bourgneuf‐en‐Retz, constituent des milieux sensibles du fait des différents usages qui s’y pratiquent (conchyliculture, pêche à pied, baignade …). En 2020, ces étiers et cours d’eau côtiers présentaient, comme les années précédentes, une qualité dégradée pour l’indicateur matières organiques et oxydables en raison d’importantes concentrations en matière organique tout au long de l’année et d’une forte désoxygénation des eaux en période estivale.

Eaux souterraines

Les eaux souterraines regroupent l’ensemble des réserves d’eau se trouvant dans le sous‐sol. L’eau est stockée dans des roches poreuses et/ou fissurées qualifiées d’aquifères. Elles font partie intégrante du cycle de l’eau et interagissent avec les autres milieux aquatiques. Elles communiquent avec les rivières, les plans d’eau, l’océan et l’atmosphère (évaporation et précipitations).

La Loire‐Atlantique compte 25 nappes d’eau souterraine

Elles sont identifiées au titre de l’évaluation de la Directive Cadre européenne sur l’Eau. Les usages de cette eau sont variés : production d’eau potable, agriculture (élevage, irrigation, etc.), usage domestique (puits), usage industriel, géothermie avec ou sans pompage.

Situation des nappes d’eau souterraine en 2020 :

La situation dans le département est globalement correcte, avec 17 masses d’eau souterraines en bon état chimique sur 25, soit 68 % et 23 masses d’eau en bon état quantitatif. Sur le littoral, et l’estuaire, on relève de bonnes qualités sur l’essentiel des masses d’eau souterraine, avec un classement en « mauvais état » uniquement dans le secteur de Machecoul et du bassin de la Vilaine.
Aucune des nappes suivies n’a présenté en 2020 d’indices de surexploitation et de baisses anormales de niveau.
Cependant, les concentrations en nitrates semblent globalement augmenter ces 3 dernières années, notamment dans les nappes les plus superficielles, après une longue période de 2005 à 2017 au cours de laquelle les concentrations dans les nappes, comme dans les cours d’eau, avaient globalement baissé ou tout au moins ne plus augmenté
Si les concentrations maximales en pesticides continuent globalement à baisser sur la majorité des nappes suivies, on note la présence quasi généralisée de pesticides (herbicides chlorés notamment) dans les eaux souterraines, notamment sur la nappe de Machecoul.
Aucune des nappes suivies ne présente en 2020 d’indice de pollution par métaux lourds, ou hydrocarbures.

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