Un revenu pour les jeunes en difficulté

Pauline, locataire d'un logement à la résidence l'Odyssée à Nozay
Pauline, locataire d'un logement à la résidence l'Odyssée à Nozay © Paul Pascal / Département de Loire-Atlantique

Un revenu jeune, favorisant l’autonomie et l’émancipation des 18-25 ans va être expérimenté par le Département en 2022 et 2023. Cette allocation, doublée d’un accompagnement social, en matière de santé, d’insertion, permettra d’offrir un filet de sécurité à des jeunes sans ressources.

Pourquoi un revenu jeune pour les 18-25 ans ?

La Loire-Atlantique dénombre beaucoup de jeunes en difficulté, dont 36 000 ne sont ni en formation scolaire ni en apprentissage ou en emploi. Des situations aggravées par la pandémie de Covid-19 : les restrictions et les changements dans le monde du travail, comme le télétravail, ont fortement perturbé l’accès à l’emploi ou aux stages et accentué l’exclusion ou le risque d’exclusion d’une partie des jeunes.

Le revenu pour les jeunes en difficulté vise à faciliter l'accès au logement, à la santé, à l'insertion... pour tous ceux qui ne bénéficient pas de la solidarité familiale, soit parce qu'ils sont en rupture avec leurs parents, soit parce qu'eux-mêmes sont en difficulté.

Constance et Pauline (photo) font partie du million de jeunes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France.

Constance, 22 ans, à Erbray

Je termine un BTS diététique, mais la bourse que j’ai eue s’arrête les deux mois d’été, raconte Constance, 22 ans, vivant à Erbray. J’ai trouvé un petit boulot à Rennes pour pouvoir vivre, mais le temps d’avoir mon salaire, je me sous-alimente pour payer l’essence nécessaire au trajet.

Pauline, 20 ans, à Nozay :

J’ai été confiée à l’ASE (aide sociale à l’enfance) à 15 ans et j’ai eu droit à plusieurs aides pour vivre depuis ma majorité. J’ai eu mon bac en 2020 et je veux rentrer dans la police, mais je dois repasser le concours car je l’ai raté cette année. Actuellement, je touche la garantie jeune pour payer mon loyer et ma nourriture. Mais c’est pour un an.

Jérôme Alemany, vice-président du Département à l’action sociale de proximité, l’insertion et la lutte contre l’exclusion :

Privé·es de l’accès au RSA, les jeunes sont renvoyé·es aux solidarités familiales, qui n’existent pas pour certain·es d’entre eux. C’est pourquoi le Département de Loire-Atlantique veut expérimenter un revenu jeune. Notre proposition est que les 18-25 ans en difficulté, et même si elles et ils sont en études, puissent bénéficier d’une aide financière, avec un accompagnement et un suivi. Le montant mensuel sera variable selon la situation mais il s’élèvera à plusieurs centaines d’euros.

À qui s'adressera le revenu jeune en 2022 ?

L’expérimentation va d'abord concerner 1 000 jeunes en 2022. Ces jeunes seront repéré·es par les missions locales et les services sociaux du Département.

Le revenu jeune, un complément à l'accompagnement déjà proposé par le Département

Le revenu jeune pour les 18-25 ans sera complémentaire de l'accompagnement déjà proposé par le Département pour l'insertion des jeunes :

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