• Aménagement des territoires

Retour sur le colloque "Zéro artificialisation nette" avec Audrey Pulvar

18/06/19

Le Département organisait hier le colloque Terres (à) ménager : zéro artificialisation nette. Retour sur cet évènement d'envergure nationale, qui a attiré 500 personnes et auquel participait notamment Audrey Pulvar, ancienne présidente de la Fondation pour la Nature et l'Homme.

Comment protéger les terres agricoles et naturelles ? Peut-on encore construire des maisons individuelles ? Peut-on poursuivre le développement économique et démographique sans consommer l'espace dont auront besoin les générations futures ? Hier, à Nantes, le Département organisait un grand colloque sur ces questions avec notamment la présentation de l'objectif "Zéro artificialisation nette".

Les 500 participantes et participants ont pu assister et prendre part à différentes tables rondes abordant différentes pistes à suivre concomitamment :

  • Éviter l'artificialisation de nouvelles terres,
  • Organiser la densification urbaine dans une version douce pour qu'elle soit mieux acceptée par les populations concernées,
  • Faire évoluer les bassins d'emplois pour réduire les déplacements pendulaires,
  • Réutiliser ou reconvertir les espaces artificialisés abandonnés : ils représenteraient environ 400 000 ha en France mais l'État doit lancer un "inventaire des inventaires" pour qu'on puisse s'y attaquer véritablement,
  • Compenser en restituant des espaces à la nature et à l'agriculture

Invitées à s'exprimer sur le sujet lors de l'ouverture du colloque hier matin, Audrey Pulvar, ancienne présidente de la Fondation pour la Nature et l'Homme et Alice Colsaet, doctorante en biodiversité et artificialisation pour le Think tank IDDRI, ont répondu à nos questions.

Audrey Pulvar

« Concernant le zéro artificialisation, je crois que les populations sont plus mûres qu’on ne l’imagine à faire ce genre de transformation.»

Alice Colsaet

« On commence à prendre conscience que l’on doit préserver un stock le plus important possible de terres naturelles et agricoles pour s’assurer de notre subsistance dans le futur. »