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Des jeunes femmes contre le harcèlement de rue

30/04/20

Juste avant le confinement, nous avions rencontré Agathe Blouin-Le Nabec et Valentine Legendre, lauréates avec leur amie Juliette Guignouard (absente de la photo) des Talents de Loire-Atlantique, catégorie Initiative solidaire. Elles ont en effet repris l'antenne nantaise de l'association Stop le harcèlement de rue qui lutte contre ce phénomène, persistant même en période de confinement. Rencontre.

Bourrées d’énergie, Agathe Blouin-Le Nabec, Valentine Legendre et Juliette Guignouard (absente de la photo) animent l’antenne « Stop harcèlement de rue Nantes » depuis novembre dernier. Très actives, elles ont été récompensées par le prix de l’initiative solidaire attribué par Presse-Océan et le Département de Loire-Atlantique en février. Leur objectif est de donner de la visibilité au harcèlement de rue pour mieux le combattre : « Tous les types de harcèlement qui s’exercent dans l’espace public doivent être dénoncés. Celui des filles et des femmes est majoritaire mais l’homophobie, le racisme s’expriment aussi dans la rue. » Adeptes de l’éducation populaire, les trois jeunes femmes interviennent dans l’espace public via le débat d’idées et l’échange. « On propose des techniques pour réagir au harcèlement, des jeux et des méthodes actives. » En pleine structuration, elles devaient intervenir prochainement lors de festivals et souhaitaient aussi pouvoir intervenir dans les collèges et les écoles. La crise du Covid-19 a évidemment stoppé leur bel élan. « Nous sommes toujours très actives sur les réseaux sociaux et effectuons un travail de réflexion de fond pour améliorer la présentation de l’antenne de Nantes et la faire connaître. Mais notre plus-value est dans l’action sur le terrain, au contact des autres donc là, notre impact est plus limité. » Elles ont relayé sur leur page facebook l’appel à témoins de l’asso nationale Stop le harcèlement de rue, publié pour la semaine de la lutte contre ce phénomène, du 20 au 26 avril. En effet, pendant le confinement, les harceleurs restent actifs : « Interpellations orales, agressions, regards insistants du haut des balcons, les témoignages montrent que cela persiste. » Pour contrer ce phénomène, les membres de l'association ont besoin de nouvelles et nouveaux militants et sont prêtes à donner des informations pour agir concrètement, quand on est victime ou témoin. N'hésitez-pas à les contacter !

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