Quelles mesures prises par le Département pour faire face à l'épidémie ?

Face à l'accélération de l'épidémie du coronavirus - Covid 19 et suite à l'annonce des mesures prises par le Gouvernement, le Département prend également des mesures pour adapter ses missions à la situation. Suivez l'actualité de toutes les actions du Département de Loire-Atlantique.

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Citoyenneté, vie associative

Le Département de Loire-Atlantique lutte contre la précarité menstruelle

Le Département de Loire-Atlantique est l’un des premiers Départements de France à s’engager dans la lutte contre la précarité menstruelle, véritable enjeu de santé publique. Il passe à l’action dès 2020 pour briser les tabous liés aux règles, sensibiliser toutes les générations et accompagner les jeunes filles dès le collège ainsi que les femmes en situation de précarité.

Une forme de précarité loin d’être isolée

Ce phénomène de précarité, loin d’être isolé, touche très largement les femmes au quotidien. Plusieurs mesures ont été prises pour lutter contre la précarité menstruelle dont la baisse de la TVA de 20% à 5,5% en 2016 appliquée sur les produits hygiéniques. La dépense moyenne, estimée à environ 3 500 € dans une vie, représente un budget non négligeable qui peut être considéré comme secondaire.

Selon un sondage Ifop réalisé en 2019, 39% des femmes les plus précaires ne disposent pas de suffisamment de protections hygiéniques. Plus d'une femme sur trois ne change pas suffisamment de protection ou a recours à des protections de fortune. Ces données concernent aussi les jeunes filles. Les conséquences directes, comme manquer un jour de travail, annuler un rendez-vous ou renoncer à aller en cours, favorisent l’absentéisme et l’exclusion sociale. Cet inégal accès aux produits d’hygiène féminine peut également fragiliser la santé des femmes. Informer sur les risques et les dangers est primordial.

Lever le tabou des règles et de l’inégal accès aux protections féminines

Le Département de Loire-Atlantique a décidé d’accompagner cette prise de conscience collective qui émerge, et s’engage pour lutter contre la précarité menstruelle.


Il va intervenir précisément :

  • Dès le collège en accompagnant les jeunes : la gratuité des protections féminines avec une mise à disposition au collège (distributeurs dans les toilettes), la distribution de kits premières règles aux collégiennes en classe de 6e, des actions de sensibilisation sur les menstruations avec une visée pédagogique pour les filles et les garçons. Six collèges publics « pilotes » sont concernés par l’expérimentation qui sera lancée à la rentrée de septembre 2020 : Stendhal à Nantes, Rosa-Parks à Nantes, Bellevue à Guémené-Penfao, Pierre-Abélard à Vallet, Louise-Michel à Paimboeuf, Pierre-Norange à Saint-Nazaire.
  • Avec l’installation de distributeurs gratuits dans des lieux accueillant du public. Deux espaces départementaux des solidarités (EDS), un établissement de la protection de l’enfance et deux instituts médico-éducatifs, seront équipés courant 2020.
  • En organisant une semaine de collecte grand public dans différents lieux de la Loire-Atlantique, et exclusivement de protections hygiéniques du XX avril au XX mai avec les associations partenaires : le Secours populaire, La Croix Rouge Française, Les Restos du Cœur. Tous les dons seront reversés aux associations caritatives qui constituent un maillon essentiel de la redistribution des produits auprès des publics précaires isolés.
  • La sensibilisation du public à la question de la précarité menstruelle et des règles pour lever les tabous qui perdurent.