• Éducation et collèges

Au collège pendant le confinement

27/04/20

Une rentrée particulière mais une rentrée quand même. Plusieurs collèges rouvraient leurs portes ce lundi 27 avril pour accueillir les enfants de soignants, des forces de l’ordre et des personnels de la protection de l’enfance. C’est le cas du collège public Anita Conti à Saint-Nazaire, reportage ce lundi de rentrée après les vacances de printemps.

Le collège Anita-Conti à Saint-Nazaire est l’un des 83 établissements publics gérés par le Département et l’un des 11 à accueillir des élèves depuis le 17 mars. Principal de ce collège, Thierry Charcolin nous explique l’organisation mise en place depuis le début du confinement. “Nous vivons toutes et tous une situation inédite. Elèves, enseignants, personnels techniques, nous sommes tous à la même enseigne et un grand élan de solidarité de toute la communauté s’est mis en place. Nous avons mis en œuvre une organisation nouvelle avec l’ensemble des agents du collège à partir de la deuxième semaine. Les enseignants travaillent beaucoup. Ils ont dû à la fois se familiariser avec les outils numériques, revoir leur format de cours et ne pas perdre contact avec des élèves qui, dans une situation comme celle-ci, peuvent décrocher.

Sur place

Afin de pas ouvrir tous les établissements du secteur pour un ou deux élèves par établissement, le rectorat a opté pour une mutualisation des collèges. “ À Anita Conti, nous accueillons moins d'une dizaine de collégiens dont les parents sont des personnels de santé, en présentiel sur 4 jours, de 9h30 à 15h30. Nous avons eu suffisamment d’enseignants volontaires qui se relaient chaque jour pour accueillir ces élèves. Les collégiens font leur travail dans une salle de cours, et les professeurs sont là pour les soutenir s’ils en ont besoin. Il y a comme à l’habitude des temps de pause et le déjeuner est pris en commun avec le pique-nique de chacun et les distantes nécessaires.

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Des bannettes pour récupérer les cours

Même si des prêts ont été organisés par le Département pour équiper des élèves en ordinateurs portables (plus de 1 600 avant les vacances dans 70 établissements) Anita Conti a mis en place un fonctionnement alternatif : “Pour les familles qui ne sont pas équipées en matériel informatique, les collégiens ont la possibilité de passer au collège chercher leur cours et ensuite remettre dans des bannettes le travail demandé afin que les professeurs les corrigent. “ Cela permet aussi aux élèves d’instaurer un rythme motivant pour travailler.

Rester en contact avec les parents

Présent chaque jour dans son établissement, Thierry Charcolin reste en contact avec ses collègues enseignants mais aussi les parents. “J’ai organisé des réunions en ligne avec les équipes pédagogiques afin de les tenir informées des évolutions de notre organisation, et nous communiquons autant que nécessaire avec les parents qui sont parfois soucieux de l’orientation de leurs enfants après la classe de 3ème. Le confinement ne doit pas être une source supplémentaire d’inégalités, tous les élèves doivent être accompagnés et c’est notre objectif principal. Pour les parents, ce n’est pas facile tous les jours, certains nous évoquent la difficulté d’accompagner leurs enfants dans leur apprentissage. En résumé, cette crise sanitaire nous oblige toutes et tous à travailler autrement avec des réponses simples et efficientes.

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Du côté des agent·es des collèges

Blandine Texier et Catherine Minos sont agentes techniques au collège Anita Conti. Elles poursuivent leur mission depuis le début du confinement, avec des horaires adaptés à la situation si particulière.  Le collège est ouvert depuis le début du confinement mais la 1ère semaine, il a avant tout fallu s’organiser. Depuis, nous venons par équipe de 2 (au lieu de 5 habituellement) sur un créneau de deux heures, de 7h à 9h. Nos missions sont de désinfecter les bureaux et les espaces où les élèves et enseignants travaillent actuellement. Les premiers jours c'était particulier : croiser une dizaine de personnes au lieu des 600 élèves habituellement, des locaux vides et beaucoup moins de travail puisqu'il n'y a plus la restauration. Mais nous nous sentons utiles car nous permettons la continuité de la vie du collège en garantissant les conditions d’hygiène nécessaires. Comme tout le monde, nous avons hâte de reprendre notre rythme et de retrouver les élèves.”