Le PEAN littoral de la presqu'île guérandaise

Le périmètre de protection d’espaces agricoles et naturels périurbains (PEAN) littoral de la Presqu’île guérandaise résulte de l’extension en 2018 aux communes de Piriac-sur-Mer et Batz-sur-Mer du PEAN du coteau guérandais et du plateau turballais, créé en 2013 sur les communes de Guérande et la Turballe. Il protège désormais 2444 hectares de terres agricoles et naturelles sur les espaces littoraux et rétro littoraux des communes précitées.

Dans le cadre de la conduite des projets de PEAN, le Département souhaite une forte implication des collectivités locales. Dans ce domaine, Cap Atlantique et les communes concernées ont, à l’occasion de l’extension, fortement réaffirmé leur engagement dans la mise en place de la protection durable des espaces agricoles et naturels périurbains.

Pourquoi un PEAN sur le secteur de la Presqu’île guérandaise ?

Les objectifs fondamentaux sont :

  • De garantir la vocation agricole des espaces concernés au-delà des espaces agricoles pérennes (EAP) définis dans les documents d’urbanisme ;
  • De renforcer et de coordonner les actions nécessaires à la pérennité de l’agriculture, dans le respect des spécificités environnementales des territoires, en maintenant les exploitations existantes ou favorisant des projets d’installation agricole.

Les actions phare s’articulent donc autour :

  • De la mise en relation des ressources foncières, avec les projets d’installation ou ceux relatifs à la consolidation des exploitations existantes ;
  • De la mobilisation des outils fonciers en réponse aux problématiques spécifiques ;
  • De susciter l’émergence et d’accompagner les projets agricoles.

Les enjeux sur le plateau turballais et sur la commune de Piriac-sur-Mer

Les différentes réflexions engagées dans le cadre de la révision des documents d’urbanisme et les travaux menés par la Chambre d’agriculture sur la caractérisation des territoires de projet agricoles ont permis d’identifier des enjeux communs, déclinés ci-dessous :

  • Consolidation de la vocation agricole des espaces y compris dans les secteurs de fond de vallée côtières (par exemple élevage extensif sur systèmes prairiaux) ;
  • Lutte contre la spéculation foncière et reconquête des terres en friches ;
  • Facilitation de l’installation de jeunes agriculteurs.

Les enjeux sur le coteau guérandais et sur la commune de Batz-sur-Mer

Ces deux secteurs ont comme point commun la déprise agricole, forte sur le coteau guérandais et quasi-totale en 2016 sur la commune de Batz-sur-Mer.

Sur le coteau, la régression, voire la quasi-disparition, de l’élevage et des sites d’exploitation a généré d’autres formes d’occupations de l’espace, qu’elles soient agricoles (cultures céréalières, fourragères et maraîchères), ou autres (activités professionnelles ou privées de loisirs, propriétés foncières gelées en patrimoine (friches, boisements d’entretien minimum).

Sur la commune de Batz-sur-Mer, l’agriculture assurait le complément de subsistance aux paludiers et les espaces de nourriture pour la traction animale. Un plan de gestion agro-environnemental réalisé par la commune en 2016 jette les bases d’une nouvelle utilisation agricole et environnementale des terres.

L’enjeu fondamental est sur ces deux secteurs de maintenir ou de réinstaller une agriculture compatible avec la richesse environnementale des milieux, dans des territoires fortement contraints par les règlementations applicables aux espaces littoraux.

À ce titre, le PEAN conforte le projet agricole qui est intégré à la feuille de route de la stratégie de l’Atelier littoral. Il apporte à l’État une motivation supplémentaire pour autoriser les nécessaires évolutions des bâtiments d’exploitation sur le coteau Guérandais, et la recherche d’implantation de sièges d’exploitation à Batz-sur-Mer, inexistants aujourd’hui, de manière coordonnée avec les dispositions du plan local d’urbanisme, récemment révisé.

Le programme d’action du PEAN intègre ces enjeux, et consolide également les actions déjà entreprises sur ces territoires. Le PEAN permet aussi de renforcer la veille foncière en zones agricoles et naturelles ; au moment de la vente, les interventions en préemption seront facilitées dans les cas où la parcelle a perdu son usage agricole.   

Les bénéfices attendus de sa mise en place et de son extension

  • Protéger durablement les espaces agricoles et naturels et y maintenir une activité agricole viable, sur le coteau guérandais et le plateau turballais,
  • Sécuriser les structures foncières agricoles, en vue de pérenniser les exploitations,
  • Enrayer les changements de destination du sol et conforter le bâti agricole,
  • Réussir à maintenir un tissu d’actifs agricoles apte à faire vivre les réseaux professionnels, installer de nouveaux actifs,
  • Favoriser le lien social entre agriculteurs et saliculteurs, citadins et estivants, valoriser localement le travail des agriculteurs,
  • Mettre en valeur les paysages, préserver les milieux aquatiques, ceux favorables à la biodiversité, par le maintien d’une agriculture viable et compatible.
  • Protéger durablement les espaces agricoles et naturels situés aux portes de l’agglomération, et maîtriser ainsi l’étalement urbain.

Pour en savoir plus

Contact

  • Service développement local
  • Délégation Saint-Nazaire
  • Manon Roland 30 rue Charles de Montesquieu
  • 44600 Saint-Nazaire
Tél :

02 49 70 03 10

Enquête publique extension du PEAN

Une enquête publique a été organisée du 16 août 2017 au 22 septembre 2017. Le dossier ainsi que le rappprt du commissaire enquêteur sont consultables, en cliquant ici