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Grève du chômage à Pont-Château ce 7 novembre

07/11/19

Pont-Château s'est engagé pour devenir un territoire "zéro chômeur de longue durée". Avec le soutien du Département, la commune se mobilise pour trouver de nouvelles solutions aux personnes très éloignées de l'emploi. Pour la 2e année, elle organise une journée de grève du chômage ce 7 novembre. Retour sur la journée de 2018 en vidéo.

Ce 7 novembre, une « grève contre le chômage » est organisée à Pont-Château, avec des actions utiles, réalisées par des personnes très éloignées de l'emploi. L'objectif est d'interpeller l'État pour qu'il accélère l'intégration de nouveaux territoires, comme celui de Pont-Château, dans l'expérimentation "Territoire Zéro chômeurs de longue durée".

Le 26 octobre 2018, une premièe « grève contre le chômage » avait été organisée à Pont-Château. Retour en vidéo sur cet évènement qui se déroule simultanément dans plusieurs villes de France.

L’idée de base de « Territoires zéro chômeur de longue durée » : réallouer l’argent utilisé pour la lutte contre
le chômage et les coûts induits par les conséquences sociales du chômage (santé, logement, protection de
l’enfance...) en proposant directement des emplois manquants, sur des territoires ciblés. La chargée de mission
Pauline Bommé mène ce projet sur la commune de Pont-Château, sous l’impulsion de la maire, Danielle Cornet,
également conseillère départementale. Avec le soutien prononcé du Département, la commune est candidate
pour cette expérimentation, qui sera décidée par l’État : « Avec tous les partenaires locaux impliqués dans le
domaine de l’emploi, nous souhaitons mettre en œuvre une entreprise à but d’emploi, qui proposerait des CDI à
temps choisi, pour toutes les personnes privées durablement d’emploi. » Cela représente près de 500 personnes à Pont-Château, dont 200 au chômage depuis longtemps. L’entreprise serait financée par l’État et par les activités qu’elle proposerait. « Nous devons créer des activités nouvelles qui ne concurrenceront aucun acteur local, en fonction des compétences et des envies des futur·e·s employé·e·s. » Par exemple, à Pipriac, en Ille-et-Vilaine, qui fait partie des premiers territoires choisis, ont été créés un système de livraison des produits de commerces du bourg vers des personnes isolées ou un atelier de couture de jeans recyclés en coussins. « L’entreprise ne rechercherait pas des activités rentables mais surtout du lien social pour les personnes employées, mais aussi pour toutes les autres », explique Pauline Bommé. L’objectif est de mobiliser l’ensemble de la commune, pour être prêt dans deux ans, lors de l’appel à projets national.