Le canal de Nantes à Brest

Le canal de Nantes à Brest est un patrimoine historique précieux. Aujourd’hui, les chemins de halage font la joie des promeneurs. Les rives du canal s’arpentent désormais à cheval, à pied ou à vélo et les écluses ne s’ouvrent plus qu’aux plaisanciers.

Un canal historique

L'objectif historique du canal était d'abord purement militaire. Il devait permettre de déjouer le blocus naval instauré alors par la marine britannique. Puis il est devenu économique, avec le transport de minerais, de produits agricoles, de bois... C'est l'avènement du chemin de fer qui a été fatal au rôle économique du canal. Aujourd'hui, les plaisanciers ont remplacé les mariniers et ce sont eux qui font revivre ce canal devenu touristique.

Dans sa totalité, le canal traverse la Bretagne et emprunte successivement les cours de l’Erdre, de l’Isac, de l’Oust et de l’Aulne sur 385 Km de long. La construction a été amorcée en 1811 par Napoléon, pour relier la Loire aux arsenaux brestois et déjouer ainsi le blocus anglais. Ce n’est que le 1er janvier 1842 que le canal et ses 238 écluses étaient livrés à la navigation, mais l’avènement du chemin de fer et le gabarit limité des écluses (26,5 m par 1,20 m de tirant d’eau) devaient être fatal au rôle économique du canal. En Loire-Atlantique, il permet aux bateaux d’aller de la Loire à la Vilaine grâce à un système hydraulique des plus ingénieux.

Quelques chiffres

  • 67 km de l’écluse de Quiheix (Nort-sur-Erdre) à l’écluse des Bellions (Fégréac)
  • 6 km entre l’écluse des Bellions et l’écluse de la Digue (Saint-Nicolas-de-Redon) - section parallèle à la Vilaine (dite du «petit canal»)
  • 18 biefs (biefs n°3 à 17 bis), 17 écluses dont 4 en libre-service (hors juillet et août) et 17 maisons éclusières.
  • 150 ouvrages hydrauliques de régulation des niveaux dont le barrage de Vioreau, des vannages, ponceaux et aqueducs appelés aussi « Arcades »
  • 5 réservoirs d’alimentation et leurs vannages sur le canal : La Provostière sur 73 ha, Le Grand Vioreau sur 180 ha, Le Petit Vioreau sur 30 ha, Bout de Bois sur 35 ha, Aumée sur 57 ha
  • 2 rigoles d’alimentation d’une longueur cumulée de 31 km
  • 100 km de chemins de halage et contre-halage
  • 2 centres d’exploitation : la Rabinière et la Paudais
  • 2 ports fluviaux : Blain et Guenrouët*




Informations pratiques pour les plaisanciers

 

 

Contact

  • Unité voies navigables de la délégation Châteaubriant
Tél :

02 40 79 47 56

Règles exceptionnelles pour les plaisanciers

La Loire-Atlantique est touchée par une sécheresse importante : les bassins d'alimentation du canal ne sont pas assez remplis. Le volume d’eau disponible dans le réservoir ne permet pas d’assurer des conditions de navigation normales tout au long de la saison de navigation. Pour cette raison, chaque plaisancier est appelé à respecter des règles exceptionnelles.

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